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Wang Guangya met en garde contre l'introduction d'une résolution de l'Iran sous le Chapitre 7
  2006-05-01 14:55:10  

    CHICAGO (Etats-Unis), 29 avril (XINHUA) -- L'ambassadeur de  Chine auprès des Nations Unies, Wang Guangya, a réitéré samedi son avertissement contre l'introduction d'une résolution sur le  dossier nucléaire iranien sous le Chapitre 7 de la Charte de l'ONU, déclarant que cela pourrait être "dangereux". 

L'ambassadeur de  Chine auprès des Nations Unies, Wang Guangya, a réitéré samedi son avertissement contre l'introduction d'une résolution sur le  dossier nucléaire iranien sous le Chapitre 7 de la Charte de l'ONU, déclarant que cela pourrait être "dangereux".

(Photo: Xinhua)

     S'exprimant devant la presse après avoir prononcé un discours à un séminaire à l'Université de Chicago, l'ambassadeur Wang a  rappelé que les Etats-Unis, la Russie, la Chine et le trio  européen (Grande-Bretagne, Allemagne et France) avaient convenu  lors d'une réunion ministérielle en janvier à Londres de rapporter le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité. 

     Mais la réunion a également décidé que le mandat du conseil est de renforcer l'autorité de l'Agence internationale de l'énergie  atomique (AIEA), a indiqué M. Wang, dont le pays assume la  présidence du conseil pour le mois d'avril. 

     "Si vous adoptez une résolution pour ne pas renforcer  l'autorité de l'AIEA mais pour remplacer son autorité, cela est  dangereux", a-t-il averti. 

     M. Wang a réitéré que l'introduction d'une résolution sous le  Chapitre 7 pourrait compliquer la situation. "Les Iraniens ont  déjà déclaré que si cette question était discutée sous le Chapitre 7, ils pourraient se retirer du TNP (Traité de non-prolifération  nucléaire) ... Une fois ils s'en retiraient, ils n'iraient pas  honorer les obligations légales internationales, ainsi, nous ne  voulons pas qu'ils s'en retirent", a-t-il dit. 

     M. Wang a souligné que l'AIEA devrait être autorisée pour  continuer de jouer un rôle dirigeant dans la recherche d'une  solution à la crise nucléaire iranienne. 

     Comme ce que montre le dernier rapport de l'AIEA, a indiqué M.  Wang, "cela est, dans un sens, une affaire technique et je ne  pense pas que le Conseil de sécurité, en tant qu'orgnisation  politique, soit capable de faire ce travail". 

     Dans son rapport présenté vendredi au Conseil, l'AIEA a conclu  que l'Iran n'avait pas satisfait les demandes du Conseil de  sécurité, dont le gel de toutes les activités d'enrichissement. 

     La Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis ont déclaré  qu'ils pourraient pousser le Conseil de sécurité vers l'adoption  d'une résolution en utilisant le Chapitre 7, en vertu duquel des  mesures sévères, dont les sanctions économiques, pourraient être  prises pour forcer l'Iran à répondre aux demandes du Conseil.