CHICAGO (Etats-Unis), 29 avril
(XINHUA) -- L'ambassadeur de Chine auprès des Nations Unies, Wang Guangya,
a réitéré samedi son avertissement contre l'introduction d'une résolution
sur le dossier nucléaire iranien sous le Chapitre 7 de la Charte de
l'ONU, déclarant que cela pourrait être "dangereux".
(Photo: Xinhua)
S'exprimant devant la presse après avoir prononcé un
discours à un séminaire à l'Université de Chicago, l'ambassadeur Wang a
rappelé que les Etats-Unis, la Russie, la Chine et le trio européen
(Grande-Bretagne, Allemagne et France) avaient convenu lors d'une réunion
ministérielle en janvier à Londres de rapporter le dossier nucléaire
iranien au Conseil de sécurité.
Mais la réunion a également décidé que le mandat du
conseil est de renforcer l'autorité de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA), a indiqué M. Wang, dont le pays assume la
présidence du conseil pour le mois d'avril.
"Si vous adoptez une résolution pour ne pas
renforcer l'autorité de l'AIEA mais pour remplacer son autorité, cela est
dangereux", a-t-il averti.
M. Wang a réitéré que l'introduction d'une
résolution sous le Chapitre 7 pourrait compliquer la situation. "Les
Iraniens ont déjà déclaré que si cette question était discutée sous le
Chapitre 7, ils pourraient se retirer du TNP (Traité de non-prolifération
nucléaire) ... Une fois ils s'en retiraient, ils n'iraient pas
honorer les obligations légales internationales, ainsi, nous ne
voulons pas qu'ils s'en retirent", a-t-il dit.
M. Wang a souligné que l'AIEA devrait être autorisée
pour continuer de jouer un rôle dirigeant dans la recherche d'une
solution à la crise nucléaire iranienne.
Comme ce que montre le dernier rapport de l'AIEA, a
indiqué M. Wang, "cela est, dans un sens, une affaire technique et je ne
pense pas que le Conseil de sécurité, en tant qu'orgnisation
politique, soit capable de faire ce travail".
Dans son rapport présenté vendredi au Conseil,
l'AIEA a conclu que l'Iran n'avait pas satisfait les demandes du Conseil
de sécurité, dont le gel de toutes les activités d'enrichissement.
La Grande-Bretagne, la France et les
Etats-Unis ont déclaré qu'ils pourraient pousser le Conseil de sécurité
vers l'adoption d'une résolution en utilisant le Chapitre 7, en vertu
duquel des mesures sévères, dont les sanctions économiques,
pourraient être prises pour forcer l'Iran à répondre aux demandes du Conseil.