PARIS, 29 avril (XINHUA) -- Philippe Rondot, ancien
conseiller pour les affaires de renseignement au ministère français
de la Défense, a démenti samedi les affirmation du journal Le Monde selon
lesquelles il aurait reçu l'ordre de l'actuel Premier ministre Dominique
de Villepin d'enquêter sur Nicolas Sarcozy, aujourd'hui ministre de
l'Intérieur, dans l'affaire Clearstream.
Le général à la retraite s'est déclaré au quotidien
Le Figaro " scandalisé" par "l'utilisation biaisée" d'éléments tirés de la
procédure judiciaire.
"Je suis instrumentalisé dans cette affaire (...)
Jamais Dominique de Villepin ne m'a ordonné de prendre pour cible
Nicolas Sarkozy", a transmis son entourage à France 3.
Un "corbeau" avait accusé des personnalités
politiques françaises, dont Nicolas Sarkozy, d'avoir des comptes occultes
à l'étranger via la société financière luxembourgeoise Clearstream.
Une enquête de la DST a prouvé qu'il s'agissait d'une
manipulation, selon des reportages. Une enquête judiciaire a par ailleurs
été ouverte pour "dénonciation calomnieuse" à l'encontre du corbeau
mystérieux.
L'affaire Cleastream a rebondi vendredi avec un
reportage du Monde qui affirme, faisant référence à un procès-verbal lors
d'une audition du général Rondot par des juges le 28 mars, que le
général aurait indiqué aux juges avoir été "convoqué" le 9
janvier 2004 au quai d'Orsay par Dominique de Villepin, alors ministre
des Affaires étrangères, pour enquêter sur cette affaire, et que "le
nom de M. Sarkozy a été évoqué" lors de la réunion.
Dans un communiqué publié vendredi, Dominique de
Villepin a affirmé avoir demandé "le 9 janvier 2004" au général Rondot de
" tenter de vérifier la crédibilité des rumeurs relatives à
l'existence de réseaux mafieux internationaux et d'intermédiaires
pouvant nuire à notre sécurité nationale ou à nos intérêts".
"Il ne s'agissait en aucun cas de s'intéresser à des
personnes mais bien à des réseaux et à des intermédiaires. Nous n'avons
jamais parlé de Nicolas Sarkozy comme possible bénéficiaire de
compte bancaire à l'étranger: je suis formel sur ce point", a assuré
le Premier ministre. Fin