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France/Clearstream: le général Rondot dément avoir mis en cause Dominique de Villepin
  2006-04-30 09:35:17  

     PARIS, 29 avril (XINHUA) -- Philippe Rondot, ancien  conseiller pour les affaires de renseignement au ministère  français de la Défense, a démenti samedi les affirmation du  journal Le Monde selon lesquelles il aurait reçu l'ordre de  l'actuel Premier ministre Dominique de Villepin d'enquêter sur  Nicolas Sarcozy, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, dans  l'affaire Clearstream. 

     Le général à la retraite s'est déclaré au quotidien Le Figaro " scandalisé" par "l'utilisation biaisée" d'éléments tirés de la  procédure judiciaire. 

     "Je suis instrumentalisé dans cette affaire (...) Jamais  Dominique de Villepin ne m'a ordonné de prendre pour cible Nicolas Sarkozy", a transmis son entourage à France 3. 

     Un "corbeau" avait accusé des personnalités politiques  françaises, dont Nicolas Sarkozy, d'avoir des comptes occultes à  l'étranger via la société financière luxembourgeoise Clearstream.  Une enquête de la DST a prouvé qu'il s'agissait d'une manipulation, selon des reportages. Une enquête judiciaire a par ailleurs été  ouverte pour "dénonciation calomnieuse" à l'encontre du corbeau  mystérieux. 

     L'affaire Cleastream a rebondi vendredi avec un reportage du  Monde qui affirme, faisant référence à un procès-verbal lors d'une audition du général Rondot par des juges le 28 mars, que le  général aurait indiqué aux juges avoir été "convoqué" le 9 janvier 2004 au quai d'Orsay par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, pour enquêter sur cette affaire, et que "le  nom de M. Sarkozy a été évoqué" lors de la réunion. 

     Dans un communiqué publié vendredi, Dominique de Villepin a  affirmé avoir demandé "le 9 janvier 2004" au général Rondot de " tenter de vérifier la crédibilité des rumeurs relatives à  l'existence de réseaux mafieux internationaux et d'intermédiaires  pouvant nuire à notre sécurité nationale ou à nos intérêts". 

     "Il ne s'agissait en aucun cas de s'intéresser à des personnes  mais bien à des réseaux et à des intermédiaires. Nous n'avons  jamais parlé de Nicolas Sarkozy comme possible bénéficiaire de  compte bancaire à l'étranger: je suis formel sur ce point", a  assuré le Premier ministre. Fin  

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