BEIJING, 19 avril (XINHUA) -- Claude Foulon, attaché
commercial de la mission économique de l'ambassade de France en
Chine a déclaré à l'Agence de presse Xinhua que le lancement d'un
correspondant à Shenyang, capitale de la province du Liaoning
( nord-est), était la preuve que les entreprises françaises
souhaitaient s'implanter dans le nord de la Chine.
Actuellement, la mission économique de l'ambassade,
fournissant des consultations et services pour les entreprises
françaises qui sont ou veulent venir en Chine, possède quatre
bureaux sur la partie continentale de Chine, à Beijing, Shanghai,
Guangzhou, chef-lieu de la province du Guangdong (sud), et
Chengdu, chef-lieu de la province du Sichuan (sud-ouest).
Selon M. Foulon qui travaille en Chine depuis le
début de la réforme et l'ouverture, la présence des entreprises françaises
a connu 3 étapes. La première est dans les années 80 où de nombreux
investisseurs français se sont rués pour implanter leurs usines dans
le sud du pays, y compris EDF, Framatome et Alstom, trois géants de
l'énergie, qui ont établi dès 1985 un partenariat avec la province du
Guangdong pour la construction de la centrale nucléaire de Daya
Baie.
Puis pendant les années 90, les entreprises
françaises ont vu un déplacement vers l'est de la Chine, dont le centre
est la métropole financière de Shanghai, souhaitant établir des liens
plus étroits avec le marché chinois, comme Alcatel qui a lancé en
2000 un centre Asie-Pacifique à Shanghai.
Enfin, la dernière étape se situe au début du 21e
siècle où le développement de la région du nord, à partir de Beijing, a
commencé à effleurer les sociétés françaises. "Nous voyons
aujourd'hui de nombreuses opportunités et un futur brillant pour
cette région du nord", a dit M. Foulon.
En avril 2005, l'ancien premier ministre français
Jean-Pierre Raffarin s'est rendu en visite à Shenyang et a assisté à un
dialogue économique et commercial entre les 3 provinces du Nord- est
et la France. M. Raffarin a indiqué à cette ocassion que la région du nord
possédait des atouts industriels et intellectuels et avait un fort
potentiel sur le plan économique. Fin