GENEVE, 18 avril (XINHUA) -- Le ministère suisse des
Affaires étrangères a justifié mardi le mandat d'arrêt international
émis par un juge suisse contre un ancien ministre iranien, tout en
soulignant "l'indépendance du système judicaire face à l'exécutif".
Le juge d'instruction du canton suisse de Vaud
Jacques Antenen a émis fin mars un mandat d'arrêt international à
l'encontre de l'ancien ministre iranien des Renseignements, Ali
Fallahijan, qui, selon le magistrat, aurait ordonné "l'exécution" de Kazem
Radjavi, avocat et opposant iranien tué en 1990 à Coppet, tout près de
Genève, lorsqu'il avait déjà obtenu l'asile en Suisse.
Le gouvernement iranien avait toujours démenti être
à l'origine de l'assassinat et demandé des éclaircissements à Berne sur le
mandat d'arrêt international lancé contre Fallahijan.
Le Département fédéral suisse des affaires
étrangères (DFAE) "a été amené, aussi bien auprès de l'ambassade d'Iran à
Berne qu'à Téhéran, à détailler le fonctionnement de l'enquête", a indiqué
Carine Carey, porte-parole cité par la presse locale.
Le DFAE a expliqué à ses interlocuteurs que "le DFAE
ne saurait intervenir dans cette affaire en vertu de l'indépendance du
système judiciaire face à l'exécutif", a-t-elle ajouté. Fin