ADDIS ABEBA, 13 avril (XINHUA) -- L'Union africaine
(UA) a vivement condamné jeudi les attaques de rebelles tchadiens qui
ont eu lieu lundi contre des camps de réfugiés soudanais au Tchad.
Dans un communiqué émis depuis le siège de l'UA, le
président de la Commission africaine Alpha Oumar Konaré à appelé les
rebelles à "se retirer des faubourgs de Koukou Angarana ainsi que
des camps de Goz Amir, et à s'éloigner de tous les lieux où se
trouvent des camps de réfugiés le long des frontières
tchado- soudanaises et tchado-centrafricaines".
M. Konaré a indiqué qu'il considérait les incursions
dans des camps de réfugiés comme "des violations flagrantes du droit
humanitaire international, nuisant gravement aux activités des
travailleurs humanitaires sur le terrain".
Il a réitéré à nouveau que, en conformité avec la
déclaration de Lomé de 2000 sur les changements anticonstitutionnels de
gouvernement, l'UA rejetait "toute tentative ou manoeuvre visant
à prendre le pouvoir par la force".
Par ailleurs, le chef de l'UA a constaté le besoin
urgent des acteurs politiques tchadiens de résoudre leurs divergences par
le dialogue et les moyens diplomatiques.
Lundi, des rebelles tchadiens ont attaqué des camps
de réfugiés soudanais au Tchad, accueillant quelque 17 000
ressortissants de ce pays voisin, selon le Haut Commissariat des
Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Les rebelles ont échangé des tirs avec les forces de
sécurité qui protégeaient ces camps, ont déclaré les responsables du HCR,
et d'ajouter que les rebelles étaient entrés dans les camps alors
que la nourriture y était distribuée.
A l'heure actuelle, la sécurité au Tchad se
détériore à l'approche de l'élection présidentielle prévue le mois
prochain. Les rebelles marchent vers la capitale N'Djamena et ont affronté
des forces gouvernementales. Le président Idriss Deby a déclaré
jeudi avoir combattu une tentative de le renverser, ajoutant que la
situation dans la capitale était sous contrôle. Fin