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L'ancien juge du procès de Saddam se dit "heureux d'en être sorti"
  2006-04-07 15:47:07  

       ARBIL (Irak), 6 avril (XINHUA) -- Il y a moins de trois mois, il était probablement le juge le plus célèbre au monde du fait qu'il  était chargé du procès de l'ancien président irakien, Saddam  Hussein. 

Rizgar Mohammed Amine

     Cependant, Rizgar Mohammed Amine, l'ancien juge en chef du  procès de l'ancien dictateur, a soudainement démissionné le 15  janvier, pour "raison de santé". 

     "Je suis heureux d'être en dehors de ce procès. Je suis heureux de le suivre à la télévision en étant assis chez moi", a déclaré  le juge Amine à l'agence Xinhua, dans sa maison à Sulaimaniyah, à  quelque 330 km au nord de la capitale du pays. 

     A Bagdad, le successeur de M. Amine, Raouf Abdoul Rahman, est  en train de juger Saddam Hussein à sa façon. 

     "En tant que juge, j'aimerais toujours suivre le procès, celui- ci en particulier, car j'y ai pris part pendant un temps", a  déclaré M. Amine. 

     Kurde et âgé de 48 ans, M. Amine a été diplomé de la Faculté de droit de Bagdad en 1980 et a servi comme juge régional sous le  régime Saddam. Cependant, il n'est pas fiché comme activiste  politique, ni n'a de connections avec la milice kurde active dans  le nord de l'Irak. 

     Le 19 octobre 2005, M. Amine a ouvert la première session du  procès de Saddam Hussein et de ses sept conseillers, accusés de  crimes contre l'humanité. 

     Cependant, il a présenté sa démission le 15 janvier après que  des politiciens et des responsables, pour la plupart chiites, se  furent plaints des lents progrès du procès et de son échec à  maintenir l'ordre dans le tribunal. 

     Certains l'ont accusé d'être trop indulgent avec l'ancien  président et ses co-accusés, notamment avec Barzan Ibrahim, le  demi-frère de Saddam. 

     Or, M. Amine, jusqu'à ce jour, n'est toujours pas d'accord  avec cette thèse. 

     "La cour doit donner suffisamment de chance au prévenu  d'exprimer ses idées, et ensuite le juge est la personne qui  évalue ce qui est relève de l'affaire ou ce qui n'en relève pas",  a-t-il expliqué. 

     "Auparavant, je n'avais pas rencontré Saddam en personne, mais je l'ai traité dans le respect du principe que tout accusé est  innocent jusqu'au moment où il est reconnu coupable", a-t-il  déclaré. 

     Il a refusé à faire tout commentaire à propos de la manière  avec laquelle le juge Rahman, lui aussi Kurde, et âgé de 46 ans,  traitait Saddam Hussein. De nombreuses personnes trouvent que son  mode opératoire est rude et sévère. 

     M. Amine a aussi refusé de faire des commentaires sur le  procédé qu'utilise Saddam pour se défendre par lui-même et la  performance du procureur. 

     "Pas de commentaire, tant que le procès est encore en cours",  a-t-il indiqué dans le calme et d'une manière diplomatique tout en regardant la télévision et en écrivant quelques remarques dans son calepin. Fin 

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