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Prodi s'engage à retirer les troupes italiennes d'Irak dès qu'il sera élu Premier ministre
  2006-04-04 15:22:17  

photo : Xinhua/Reuters

     ROME, 3 avril (XINHUA) -- Romano Prodi, le candidat de centre- gauche au poste de Premier ministre en Italie, a déclaré lundi  qu'il rapatrierait les soldats italiens en Irak aussitôt que sa  coalition remportera les élections générales qui se tiendront les  9 et 10 avril. 

     Lors du second des deux débats télévisés avec l'actuel Premier  ministre, Silvio Berlusconi, en prélude aux élections, M. Prodi a  affirmé : "Lorsque nous serons le gouvernement, nous opterons pour un retrait rapide de nos troupes dans des conditions de sécurité,  en nous entretenant avec les autorités irakiennes de manière à ne  pas créer de situations de risque ou de danger". 

     Cela (le retrait) serait fait "le plus tôt possible", a  souligné M. Prodi, ancien Premier ministre et ancien président de  la Commission européenne. 

     M. Berlusconi a envoyé, en dépit de fortes objections  intérieures, environ 3 000 soldats en Irak après le renversement  de Saddam Hussein en 2003. Ce Premier ministre de centre-droite,  un ferme allié des Etats-Unis en Irak, a affirmé que les soldats  italiens seraient rapatriés d'ici la fin 2006. 

     L'un des thèmes clés de ce débat de 90 minutes a été la  taxation. M. Prodi a annoncé des plans pour réintroduire l'impôt  sur la succession qui avait été annulé par les conservateurs,  insistant sur le fait que cet impôt n'affecterait que les riches. 

     M. Berlusconi a accusé la coalition de M. Prodi d'avoir  l'intention de redistribuer les richesses en "appauvrissant la  classe moyenne pour donner à ce qu'ils appelaient la classe  ouvrière". 

     M. Berlusconi, en fonction depuis 2001, a réitéré ses doutes  sur la capacité de M. Prodi de maintenir l'unité de sa coalition,  qui compte dans ses rangs tant des centristes catholiques que des  communistes. 

     Le premier débat, qui a eu lieu le 14 mars, a attiré 16  millions de téléspectateurs, un record pour un débat politique.  Beaucoup d'analystes ont estimé que M. Prodi avait gagné des  points bien que M. Berlusconi et la plupart de ses alliés aient  rejeté cette allégation, selon les médias italiens. Fin 

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