ANTANANARIVO, 25 mars (XINHUA) -- La diarrhée
constitue la deuxième cause de mortalité (17%), notamment infantile, après
le paludisme (35%), à Madagascar, a-t-on appris samedi de source
officielle.
Les maladies hydriques sont courantes dans les
familles aussi bien urbaines que rurales à Madagascar. La cause principale
de cette situation s'explique par le fait que les ménages consomment
essentiellement de l'eau puisée, peu sûre (du point de vue
salubrité). Il se peut aussi que la contamination de l'eau se fasse
durant son acheminement ou son stockage avant son emploi. Mais le vrai
problème est que la plupart des familles, à cause du coût élevé du
combustible pour chauffer l'eau, ne font pas bouillir l'eau à boire.
Par ailleurs, peu d'entre elles ont recours au
traitement simple et classique d'asepsie de l'eau avant son utilisation.
En effet, l'eau salubre est encore un bien de luxe,
hors de portée et hors de prix, pour la majorité de la population
malgache. Seulement 28,67% des Malgaches (dont 66% dans les zones urbaines
et 46,1% dans les zones rurales) sont desservis en eau potable.
L'eau courante n'est disponible que dans les 66 villes. Et
encore, seulement, quelques familles peuvent se permettre d'avoir de
l'eau courante à domicile. Les autres habitants utilisent donc les eaux
puisées aux bornes fontaines et auprès de divers points d'eau
( sources, cours d'eau, puits ...), tandis que d'autres l'achètent
auprès de vendeurs à des prix prohibitifs. Fin