BELGRADE, 20 mars (XINHUANET) -- La Serbie-Monténégro a
affirmé lundi s'attendre à davantage de pression de la part du Tribunal
pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie après les récents
décès dans la prison du TPI à la Haye.
La crédibilité du TPI a été mise en cause après le
suicide de l'ancien meneur des Serbes de Croatie, Milan Babic, et de la
mort de l'ancien président serbe et yougoslave, Slobodan Milosevic, a
indiqué le président du Conseil national pour la coopération avec le TPI,
Rasim Ljajic.
La pression exercée sur l'ancien chef militaire des
Serbes de Bosnie, Rotko Mladic, sera sans doute renforcée dans un proche
avenir, a estimé M. Ljajic.
La Serbie-Monténégro est sous la pression de la
communauté internationale qui la pousse à remettre au TPI six personnes
accusées de crime guerre, dont M. Mladic, accusé de génocide durant
la guerre de Bosnie.
L'Union européenne a demandé à Belgrade d'arrêter et
d'extrader M. Mladic avant la reprise des négociations d'association
avec la Serbie-Monténégro prévues pour le 5 avril, menaçant de suspendre
lesdites négociations si l'arrestation de M. Mladic n'intervient pas avant
cette date butoir. Fin