ANTANANARIV0, 18 mars (XINHUANET) -- Les îles de
l'océan Indien s'organisent pour pallier les épidémies qui sévissent ou
pourraient éventuellement sévir dans la région en mettant sur pied un
projet qui servira de palliatif aux maladies épidémiologiques.
C'est une décision prise à la fin de la 22ème
session du conseil de la Commission de l'océan Indien (COI) qui s'est
tenue jeudi et vendredi à Antananarivo.
"Il est impératif d'instaurer un projet de
renforcement épidémiologique régional", a fait remarquer Catherine Gaud,
vice- présidente du conseil régional de La Réunion. Une proposition que
les autres représentants ont adopté vu la propagation du
chikungunya, de la dengue et d'autres maladies épidémiques depuis
quelque temps.
Concrètement, cette décision sera débattue en
profondeur durant la réunion des ministres de la santé des quatre îles
représentées. "Le secratariat général de la COI aura dans les
prochaines semaines à développer avec les minsitres de la Santé
et l'Organisation mondiale de la santé les détails de ce projet", a
confirmé Monique Andréas-Esoavelomandroso, secrétaire générale de la
COI.
La vice-présidente du conseil régional de La Réunion
a, d'ailleurs, avancé une ébouche des éventuelles manifestations du
projet. 'Deux points y sont, d'ores et déjà, mentionnés",
a-t-elle précisé. Le renforcement de la veille épidémiologique régionale
en constitue un point essentiel. "Il s'agit d'implanter un réseau de
coordination entre les îles pour prévenir les épidémies", a expliqué
Catherine Gaud. Le réseau appuyera et conseillera les gouvernements en
difficulté. La coopération médicale entre les pays de l'océan Indien en
sera d'autant plus renforcée.
D'un autre côté, la délégation réunionnaise a
proposé l'installation d'un centre de recherche et d'observation. Le
centre sera le point focal de l'observation de l'évolution et de la
prévention des maladies épidémiologiques. "Tous les pays de la région
pourront bénéficier des résultats de ses recherches, a souligné le nouveau
président de la COI, Madan Dulloo, ministre mauricien des Affaires
étrangères. Conscient de l'importance du projet, le gouvernement français
s'est déjà engagé à financer l'installation du centre."
"Ces mesures sont indispensables pour préserver
l'économie régionale", fait ressortir M. Dulloo. "Le tourisme fait partie
des secteurs porteurs de la région qu'il faut exploiter ensemble",
poursuit-il. Le cas de l'île de La Réunion est un cas de scénario
catastrophe pour le secteur. Une baisse considérable de l'affluence
des touristes a été constatée à cause du chikungunya. Pourtant de
nouvelles perspectives s'ouvrent dans le cadre de la coopération, une
situation qui conforte la décision des membres de la COI.
La COI regroupe L'Union des Comores, Madagascar,
Maurice, La Réunion et les Seychelles. L'Union des Comores était absente
de cette 22ème session. Fin