MOSCOU, 13 mars (XINHUANET) -- Le ministre russe des
Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué lundi que la Russie n'avait
pas entièrement confiance en les premiers résultats de l'autopsie
pratiquée sur l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic et
qu'elle avait demandé à envoyer ses propres médecins pour examiner le
corps.
M. Lavrov a précisé que la Russie avait été offensée
par le Tribunal pénal international de l'ONU (TPI) qui refuse en
décembre dernier que M. Milosevic soit soigné en Russie.
"Dans ces circonstances, puisqu'ils ne nous ont pas
fait confiance, nous avons également le droit de ne pas croire ceux
qui ont pratiqué l'examen" pour déterminer les causes de la mort de
M. Milosevic, a déclaré M. Lavrov lors d'un point de presse.
"Nous avons demandé au Tribunal de laisser nos
médecins participer à l'autopsie ou au moins de les informer des
résultats", a précisé M. Lavrov, ajoutant qu'un "groupe de médecins se
préparait à partir pour La Haye".
La porte-parole du TPI, Alexandra Milenov, a déclaré
dimanche qu'une autopsie avait révélé que M. Milosevic avait succombé à un
infarctus.
Mais une porte-parole du Tribunal pénal
international pour l'ex- Yougoslavie a indiqué qu'il était trop tôt pour
exclure la possibilité d'un empoisonnement.
L'ancien président âgé de 64 ans a été retrouvé mort
samedi matin dans sa cellule du TPI à La Haye.
Un toxicologue néerlandais a confirmé lundi qu'il
avait trouvé des traces d'une substance non prescrite dans un échantillon
de sang prélevé sur M. Milosevic au début de l'année.
Donald Uges a déclaré qu'il avait décelé des traces
de rifampicine, un produit qui aurait pu réduire l'efficacité des
autres médicaments. Fin