La Ligue arabe et
de nombreux pays condamnent l'acte sécessionnistedu dirigeant de Taiwan
BEIJING, 3 mars (XINHUANET) -- La Ligue arabe (LA)
et des dizaines de pays ont réitéré leur adhésion au principe d'une Chine
en réaction à la décision du dirigeant taiwanais Chen Shui-bian de
faire cesser le fonctionnement du Conseil pour l'unification
nationale (CUN).
Ils ont affirmé que cette mesure compromettait la
paix, la stabilité et la sécurité dans le détroit de Taiwan et dans toute
la région Asie-Pacifique.
Ahmed ben Heli, sous-secrétaire général de l'AL pour
les affaires politiques, a indiqué jeudi que le CUN et les Directives
de l'unification nationale avaient une signification positive.
La décision prise par les autorités taiwanaises
modifie unilatéralement le statu quo, ce qui n'est pas dans l'intérêt de
la population des deux côtés du détroit, a-t-il ajouté.
L'organisation pan-arabe n'est jamais revenue sur sa
position sur la politique d'une Chine et est opposée à toute action allant
vers l'"indépendance de Taiwan", a-t-il souligné.
Le vice-ministre égyptien des Affaires étrangères
chargé de l'Asie, Ali Hefani, a fait savoir que son pays condamnait
l'action de M. Chen allant vers l'indépendance de Taiwan car cette
tentative risque d'entraîner l'instabilité non seulement dans le
détroit de Taiwan mais aussi en Asie et dans le monde entier.
Il a ajouté que cette décision ne servait pas les
intérêts fondamentaux du peuple chinois des deux côtés du détroit.
L'Egypte continuera à soutenir le principe d'une
Chine et défend fermement la cause de l'unification de la Chine, a-t-il
affirmé.
Le porte-parole du ministère thaïlandais des
Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré que la Thaïlande
s'en tenait au principe d'une Chine sur la question de Taiwan et que
la décision de M. Chen était une action dangereuse pouvant nuire à
la paix à travers le détroit.
Le gouvernement thaïlandais s'oppose à
l'indépendance de Taiwan et aux activités sécessionnistes sous toutes les
formes, a-t-il indiqué.
Le gouvernement ougandais a indiqué mercredi dans
une déclaration que l'Ouganda reconnaissait la République populaire
de Chine comme le seul gouvernement légal de la Chine et qu'il
considérait Taiwan comme une partie intégrante du territoire
chinois.
La décision de M. Chen va nuire aux relations entre
les deux rives du détroit et créer des tensions régionales, précise la
déclaration.
"Nous appelons les autorités de Taiwan à renoncer à
poursuivre ces politiques dangereuses et illégales et à reprendre la
recherche de l'unification pacifique de la Chine", ajoute la
déclaration.
Le ministre bangladais des Affaires étrangères,
Morshed Khan, a déclaré jeudi que son gouvernement déplorait la décision du
dirigeant taiwanais Chen Shui-bian.
La position du Bangladesh sur la politique d'une
Chine est très claire, a affirmé M. Morshed lors d'une interview accordée à
l'agence Xinhua.
Le ministre palestinien des Affaires étrangères,
Nasser al- Qidwa a déclaré : "L'Autorité nationale palestinienne (ANP)
accorde une grande attention à la question de Taiwan et notre
position est claire et constante, l'ANP s'en tient au principe d'une
Chine, soutient pleinement la cause de la réunification de la Chine et
s'oppose à toute tentative sécessionniste des autorités
taiwanaises".
Le ministre d'Etat pour les Affaires étrangères du
Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, a souligné que la décision de M. Chen était
risquée et dangereuse et qu'elle devait être dénoncée par la
communauté internationale.
Le porte-parole du gouvernement du Mozambique, Luis
Covane, a indiqué que l'unification pacifique de la Chine était une cause
juste méritant la compassion et le soutien de tous les pays qui
défendent la justice.
Le gouvernement et le peuple du Mozambique
continueront à soutenir cette cause et espèrent que la réunification sera
bientôt réalisée, a-t-il dit.
Le Premier ministre de Guinée-Bissau, Aristide
Gomes, a fait savoir que son gouvernement soutenait la position de Beijing
sur la question de Taiwan, qui est la politique d'une Chine et la
réunification de la Chine. (à suivre)
La Ligue arabe et plusieurs pays du monde condamnent
l'acte sécessionniste des dirigeants taiwanais
(suite)
BEIJING -- Le vice-ministre slovaque aux Affaires
étrangères Jozef Bereni a déclaré que le gouvernement considérait la
décision de M. Chen défavorable pour la paix et la stabilité dans le
détroit de Taiwan.
Le gouvernement slovaque réitère son soutien à la
politique d'Une Chine, et à une résolution pacifique de la question de
Taiwan par le dialogue, a dit M. Bereni.
Un haut-responsable du ministère portugais des
Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement considérait les propos
de M. Chen comme dangereux, et il s'est déclaré très préoccupé pour
la sécurité et la stabilité dans le détroit de Taiwan. Le
gouvernement portugais ne changera pas sa position favorable au
principe d'Une seule Chine.
Stelian Stoian, directeur général du ministère
roumain des Affaires étrangères, a déclaré que le gouvernement roumain
adhérait au principe d'Une Chine et que cette position ne saurait
être changée.
La Roumanie est gravement préoccupée par la décision
de M. Chen, jugeant que cette manoeuvre aboutira certainement à des
tensions dans les relations entre les deux côtés du détroit, et à une gêne
pour la paix et la stabilité dans la région Asie-Pacifique,
a-t-il ajouté.
Le dirigeant taiwanais Chen Shui-Bian a annoncé
lundi sa décision de cesser le fonctionnement du CUN et l'application des
"Directives de l'unification nationale", et il a formellement signé
mardi les documents pour l'entrée en vigueur de cette décision, sur fonds
de graves préoccupations internationales et de mises en garde
répétées.
Le conseil avait été fondé en 1990 par les autorités
taiwanaises, dirigées par Lee Teng-Hui. Il s'était réuni 14 fois au
total depuis son établissement. Toutefois, aucune réunion du CUN n'a eu
lieu depuis que Chen Sui-Bian est arrivé au pouvoir à Taiwan.
Les "Directives d'unification nationale" ont été
émises en 1991. Elles déclarent que Taiwan relève de la souveraineté de la
Chine, comme la partie continentale, et que la promotion de la
réunification nationale devrait être l'objectif commun de tous
les Chinois.
Ces directives déterminent également en trois phases
le cap à suivre vers cet objectif de réunification de la Chine. Fin