
MANILLE, 24 février
(XINHUANET) -- La présidente philippine, Gloria Macapagal-Arroyo, a
proclamé vendredi l'état d'urgence après une tentative présumée de coup
d'Etat contre son administration.
Le porte-parole de la présidente, Ignacio Bunye, a
indiqué que Mme Arroyo avait signé la proclamation numéro 1017 pour la
déclaration d'un état d'urgence national.

Dans la déclaration, Mme Arroyo a évoqué l'article 7
de la Constitution, qui autorise le président à mobiliser les forces
armées pour prévenir ou supprimer la rébellion.
La présidente a indiqué qu'au cours de ces derniers
mois, "des éléments de l'opposition politique ont conspiré avec des
autoritaires de l'extrême-gauche représentée par le FDN-PCP-NAP ( le
Front démocratique national, le Parti communiste des Philippines et la
Nouvelle armée du peuple) et de l'extrême droite, représentée par des
aventuristes militaires -- ennemis historiques de l'Etat démocratique des
Philippines -- qui constituent maintenant une alliance tactique et sont
engagés dans une conspiration concertée et systématique, dans le cadre
d'un front élargi, afin de renverser le gouvernement élu en mai
2004".
Mme Arroyo a également indiqué que les actions de
ces éléments blessaient le pays "en entravant l'administration, dont le
blocage de la croissance économique et le sabotage de la confiance du
peuple dans le gouvernement".
L'état d'urgence, qui permet l'arrestation sans
mandat d'arrêt et la prolongation de la détention sans accusation, est un
problème très sensible aux Philippines, après neuf années de loi
martiale sous la direction de l'ancien président Ferdinand
Marcos. Fin
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