DAKAR, 18 février (XINHUANET) -- Le Comité national de
prévention et de lutte contre la grippe aviaire (CONAGA) va activer sa
stratégie de prévention pour préserver durablement le Sénégal de
l'introduction et des conséquences éventuelles de la grippe aviaire,
a-t-on appris samedi de source officielle.
Selon le coordonnateur du CONAGA, le docteur Cheikh
Sadibou Fall, qui s'exprimait vendredi lors d'un atelier, le nouveau plan
de prévention permettra "une surveillance épidémiologique et une
alerte précoce chez la volaille locale, afin d'éviter l'introduction
de cette maladie dans le pays".
"Ce plan national prévoit une surveillance
épidémiologique, des dispositions d'alerte précoce et de riposte. C'est
également des mesures prises pour renforcer le diagnostic et arrêter les
importations de volailles", a indiqué le coodonnateur.
Le Dr Fall a souligné à ce propos que le comité est
dans sa phase active du déroulement réel de ce plan. "Avec les ressources
qui sont mises à notre disposition, nous devons être beaucoup
plus actifs", a-t-il ajouté.
Selon lui, des équipements de terrain doivent être
renforcés, un plan de communication sera déroulé et la surveillance
épidémiologique activée.
Concernant le risque de contamination de l'animal à
l'homme, " il faut qu'il y ait un contact avec le sujet malade", a relevé
le Dr Fall, soulignant que toutes les populations sont considérées
comme des cibles.
Le plan de surveillance national mis en place est
axé sur certains sites, comme le parc du Djoudj et ses villages
environnants.
"Nous pensons que ces sites sont des zones
prioritaires par rapport aux autres plus éloignées", a indiqué le
coordonnateur du CONAGA.
"Aujourd'hui, nous avons un plateau de diagnostic
constitué par l'Institut scientifique de recherche agricole (ISRA) et
l'institut pasteur", a signalé Dr Fall.
Interpellé sur la différence entre la newcastle et
la grippe aviaire, Cheikh Sadibou Fall a dit que la première est un
pseudo- peste aviaire, alors que la seconde est la peste aviaire.
"Il est très difficile d'expliquer la différence aux
populations. Elles ont toutes deux une allure foudroyante",
a-t-il souligné. Fin