NEW YORK (Nations Unies), 15 février (XINHUANET) -- Le
Canada a proposé une série de changements au processus de sélection du
secrétaire général de l'ONU afin de le rendre plus transparent et
légitime au moment où la campagne s'intensifie pour obtenir le poste
de prochain secrétaire général de l'ONU.
Cette proposition est contenue dans un document
informel circulant entre tous les pays membres de l'ONU mardi, mais rendu
public mercredi.
Dans cette proposition, le Canada appelle à établir
des critères pour sélectionner le responsable administratif en chef
de l'ONU et établir un processus de consultations ouvertes, dont la
tenue de réunions pour les candidats afin qu'ils puissent faire leur
promotion parmi les pays membres de l'ONU.
Conformément à la Charte de l'ONU, le secrétaire
général est nommé par l'Assemblée générale des 191 pays membres sur la
recommandation du Conseil de sécurité.
"Aucune liste de compétences n'est acceptée, aucun
test formel n'a lieu, et les membres de l'Assemblée générale sont priés de
se prononcer sur le candidat désigné sans bénéficier d'informations
le concernant ou même de consultations informelles", précise le
document.
"La vision du candidat pour le futur de l'ONU et le
programme d'action pour le secrétariat de l'ONU restent non examinés, et
il n'y a pas de moyen établi pour les pays membres de se faire une
idée sur l'habileté du candidat dans les domaines clé tels que la
communication et la direction politique", ajoute le document.
Le document souligne que la proposition ne vise pas
à réduire l'autorité du Conseil de sécurité ni à contester la pratique
informelle de la rotation de ce haut poste de l'ONU entre les
groupes régionaux.
Mais il reconnaît qu'il est non réaliste de procéder
à d'importants changements dans ce processus, changements par
lesquels sera choisi le successeur de l'actuel secrétaire
général, Kofi Annan.
Toutefois, il suggère que des tables rondes ou des
points de presse publics soient organisés d'ici quelques mois afin de
permettre aux candidats de se présenter devant les pays membres
de l'ONU et expliquer leur vision pour ce poste onusien et le rôle
de l'ONU dans les prochaines années.
M. Annan qui est venu d'Afrique, terminera son
second mandat à la fin de cette année, et il est largement prévu que c'est
maintenant le tour de l'Asie de prendre en charge le poste de
secrétaire général. Plusieurs personnalités politiques
asiatiques, dont le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ban
Ki-moon, ont déjà déclaré leur intention de briguer ce poste. Fin