
CARACAS, 2 février (XINHUANET) -- Le président
vénézuélien Hugo Chavez a ordonné jeudi l'expulsion de John Correa,
attaché militaire de l'ambassade américaine au Venezuela, l'accusant
d'espionnage.
Le président a fait cette annonce lors d'un
programme télévisé célébrant le septième anniversaire de son
gouvernement.
"Aujourd'hui, le Venezuela est libéré des chaînes
impérialistes ", a-t-il dit, ajoutant que l'ensemble de la mission
militaire serait renvoyée dans son pays si les envoyés poursuivaient leur
espionnage, mais qu'aucun ne serait emprisonné.
M. Correa est désormais persona non grata et doit
quitter le pays immédiatement.
M. Chavez a évoqué un groupe de traîtres composé
d'une vingtaine d'officiers subalternes et de militaires en retraite
ayant fait passer des informations à M. Correa, disant qu'ils
seraient traînés en cour martiale.
"Nous serons inflexibles avec ces traîtres", a-t-il
dit, demandant pour eux une peine de 30 ans de prison. Cette affaire
d'espionnage montre que le Venezuela n'en a pas fini avec
l'épuration de ses forces armées, a-t-il dit.
Dans la même émission, le vice-président Jose
Vicente Rangel a déclaré que l'ambassade américaine avait soutenu la
tentative de coup d'Etat contre le gouvernement Chavez en avril 2002, au
cours duquel le président avait été chassé du pouvoir pour plusieurs
heures. M. Rangel, alors ministre de la Défense, a dit qu'il
avait trouvé des soldats américains au cinquième étage du ministère
lors de cette tentative de putsch.
Les Etats-Unis et le Venezuela ont depuis
de nombreuses années une relations tendue, bien que ce dernier reste
un fournisseur majeur de pétrole aux Etats-Unis. Washington a
toujours démenti toute implication dans le coup d'Etat de 2002. Fin
Les
Etats-Unis expulsent un diplomate vénézuélien