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La nouvelle politique africaine de la Chine perçue comme humaniste
  2006-02-02 11:02:31  

      LOME, 1er février (XINHUANET) -- La philosophie qui sous-tend la  coopération que la Chine entend développer avec les pays africains suivant le document officiel du gouvernement chinois sur sa  politique africaine publié en début du mois de janvier suscite  intérêt et appréciations dans les milieux des universitaires et  politiques togolais.  

     "Je trouve très humaniste que la Chine souscrive au fait  d'entretenir une amitié sincère, d'assurer des avantages mutuels  sur un pied d'égalité, de coopérer dans la solidarité et d'oeuvrer à un développement partagé", a fait remarquer James Kwam, un socio- économiste spécialiste des questions de développement togolais.  

     C'est ce principe qui a toujours manqué dans les relations  bilatérales et la coopération que les pays africains ont  entretenue depuis des années avec leurs partenaires imposés par  leur histoire avec l'Occident, a-t-il ajouté. Il estime que si  cette philosophie nouvelle de la politique de la Chine est aussi  désintéressée et égalitaire qu'elle semble l'être, les pays  africains aborderont un nouveau tournant décisif qui devrait  stimuler leur développement longtemps retardé.  

     M. Kwam souligne qu'il n'y a pas de raison que les relations  d'échange entretenues par les pays africains ne soient pas  profitables et c'est dans cette perspective que la coopération  économique que la Chine veut développer dans un esprit gagnant- gagnant et le renforcement des échanges culturels doivent être  encouragés.  

     Il incite cependant à la prudence dans la mesure où aucune  relation n'est totalement désintéressée.  

     "La Chine a ses propres raisons économiques de vouloir ce  partenariat, mais l'essentiel est de sauvegarder l'aspect  humaniste du partenariat", a-t-il relevé.  

     Les pays africains et la Chine doivent nécessairement se prêter mutuellement soutien et agir en étroite coordination, renforcer la coopération sino-africaine au sein de l'ONU et d'autres  organisations internationales et soutenir mutuellement les  revendications légitimes et les propositions raisonnables, a dit  un ancien ministre togolais, toujours à propos du document  officiel de la Chine sur sa politique africaine. 

     La Chine représente une voix permettant aux pays africains de  se faire entendre au sein de l'ONU, face aux pays occidentaux, a-t- il souligné.  

     "Nous l'accueillons dans le sens de l'instauration d'un nouvel  ordre international qui s'impose au regard du nouveau réveil après les tentatives des années 1950 et 1960", a -t-il expliqué. Cela se place aussi dans la logique de la politique de non ingérence dans  les affaires intérieures observée traditionnellement par la Chine  et que les pays africains doivent désormais tenter d'imposer à  leurs vieux partenaires occidentaux, a-t-il ajouté.  

     La politique de promotion de la démocratie et des droits de  l'homme que la Chine compte développer dans les relations  internationales sera difficile à mettre en place, étant donné que  la vision de l'Afrique et de la Chine dans ce domaine n'est pas  toujours perçue avec le même regard que celle des "vieilles  démocraties", qui les imposent sans autre forme de procès, a-t-il  estimé.  

     Selon cet ancien ministre, ce qui importe c'est l'ouverture  offerte aux pays africains grâce à la nouvelle politique de la  Chine, qui se veut favorable aux échanges et disposée à adopter " des mesures actives pour donner l'accès au marché chinois à plus  de produits africains" qui est cependant naturellement fermé et  surtout la mise en place du tarif zéro sur certains produits  importés des pays africains les moins développés.  

     "C'est réellement une mesure qui doit inciter à la performance  pour conquérir ce marché et donc amener les dirigeants africains à copier le modèle asiatique, et surtout le modèle chinois, pour  vaincre la pauvreté", a-t-il conclu. Fin 

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