KAMPALA, 27 janvier (XINHUANET) -- Le gouvernement
ougandais compte introduire une politique sur la médecine traditionnelle
du fait de l'utilisation croissante de médicaments à base de plantes
dans ce pays d'Afrique de l'est, a déclaré un haut responsable de
santé.
Le Dr Grace Nambatya, directeur de recherche au
Laboratoire de recherches chimiothérapiques naturelles de Kampala, cité
par un média local, a indiqué vendredi que le nombre d'Ougandais qui
optaient pour la médecine traditionnelle était en augmentation,
ce qui rendait nécessaire la mise en place d'une politique pour
assurer l'utilisation sûre et adéquate des médicaments à base de
plantes.
"La population doit être protégée. Nous avons besoin
d'harmoniser les activités des praticiens de la médecine
traditionnelle pour assurer la sécurité et l'usage adéquat des
médicaments à base de plantes, afin d'en assurer la qualité et de
prévenir la falsification de ces médicaments", a-t-il affirmé.
Le Dr Nambatya s'est adressé aux herboristes et aux
fermiers qui produisent ou fabriquent des médicaments à base de plantes
mardi lors d'un atelier de travail organisé par l'Alliance
coopérative de l'Ouganda (ACO).
Cette association est le fer de lance de la
formation d'une société coopérative connue sous le nom de Société pour le
développement et l'initiative coopérative des herboristes et des
fermiers, et a pour objectif de réunir les parties concernées et
faire connaître leurs préoccupations.
D'après M. Nambatya, l'Organisation mondiale de la
santé a reconnu le fait que la médecine traditionnelle jouait un rôle
décisif dans le secteur de la santé, 80% des Africains y ayant
recours.
"La médecine traditionnelle est devenue populaire.
Les médicaments à base de plantes chinois sont à présent courants en
Ouganda parce qu'ils sont bien emballés et que les doses sont
standard," a-t-il expliqué.
"Les Ougandais ont besoin d'améliorer les emballages
de leurs médicaments et de standardiser les doses. Cela ne peut être fait
que si nous mettons en place une politique de régulation de
l'industrie des herbes médicinales," a-t-il ajouté. Fin