Plaidoyer pour un système de sécurité collective en Afrique
  2006-01-21 11:00:53
 

     DAKAR, 20 janvier (XINHUANET) -- Le président de la Ligue malienne pour la justice, le développement et les droits de l'homme, Amadou Thiewlé Diarra, a plaidé, vendredi à Bamako, pour la mise en place en Afrique d'un système de sécurité collective, rapporte l'Agence  de presse sénégalaise (APS). 

     "Tout le monde parle du SIDA. Tout le monde parle du paludisme. Et pourtant, nous trouvons le dénominateur commun pour lutter  contre ça. Normalement, nous devrions pouvoir trouver le  dénominateur commun pour fabriquer un système de sécurité  collective au niveau de l'Afrique", a t-il-indiqué, en marge du  Forum social mondial polycentrique ouvert depuis jeudi dans la  capitale malienne. 

     M. Diarra, qui s'exprimait peu après avoir introduit une  conférence sur "la présence des forces militaires étrangères en  Afrique et les systèmes de protection collective", a ajouté que  les Africains doivent "avoir le souci de protéger" leurs Etats. 

     "Qu'on soit libéral, socialiste ou communiste, normalement, la  protection de son territoire national, la protection de l'Afrique  dans son identité culturelle, devraient aujourd'hui être la  préoccupation de tous les dirigeants", a-t-il martelé. 

     Pour le patron de la Ligue malienne pour la justice, le  développement et les droits de l'homme, les forces militaires  étrangères doivent quitter le continenr africain. 

     A ce sujet, il a nommément cité le cas des militaires français  et américains, estimant que ces forces étrangères "doivent évacuer le territoire africain". 

     Pour le militant des droits de l'homme malien, la présence de  troupes militaires non africaines sur le continent "ne se justifie pas", car cette situation est "en contradiction" avec l'idéologie  du panafricanisme.  

     La pensée qui veut que les pères fondateurs ont pour vocation  de lutter contre le colonialisme et le néocolonialisme, prône " l'égale souveraineté des Etats", a-t-il estimé, non sans souligner que les fils du continent doivent "faire confiance" à leurs  systèmes. A ce propos, il a invité les Africains à "donner les  moyens nécéssaires à leurs forces armées" pour qu'elles puissent " assurer le maintien de la paix". Fin