DAKAR, 20 janvier (XINHUANET) -- Le président de la
Ligue malienne pour la justice, le développement et les droits de l'homme,
Amadou Thiewlé Diarra, a plaidé, vendredi à Bamako, pour la mise en
place en Afrique d'un système de sécurité collective, rapporte l'Agence
de presse sénégalaise (APS).
"Tout le monde parle du SIDA. Tout le monde parle du
paludisme. Et pourtant, nous trouvons le dénominateur commun pour lutter
contre ça. Normalement, nous devrions pouvoir trouver le
dénominateur commun pour fabriquer un système de sécurité collective
au niveau de l'Afrique", a t-il-indiqué, en marge du Forum social mondial
polycentrique ouvert depuis jeudi dans la capitale malienne.
M. Diarra, qui s'exprimait peu après avoir introduit
une conférence sur "la présence des forces militaires étrangères en
Afrique et les systèmes de protection collective", a ajouté que les
Africains doivent "avoir le souci de protéger" leurs Etats.
"Qu'on soit libéral, socialiste ou communiste,
normalement, la protection de son territoire national, la protection de
l'Afrique dans son identité culturelle, devraient aujourd'hui être la
préoccupation de tous les dirigeants", a-t-il martelé.
Pour le patron de la Ligue malienne pour la justice,
le développement et les droits de l'homme, les forces militaires
étrangères doivent quitter le continenr africain.
A ce sujet, il a nommément cité le cas des
militaires français et américains, estimant que ces forces étrangères
"doivent évacuer le territoire africain".
Pour le militant des droits de l'homme malien, la
présence de troupes militaires non africaines sur le continent "ne se
justifie pas", car cette situation est "en contradiction" avec l'idéologie
du panafricanisme.
La pensée qui veut que les pères fondateurs ont pour
vocation de lutter contre le colonialisme et le néocolonialisme, prône
" l'égale souveraineté des Etats", a-t-il estimé, non sans
souligner que les fils du continent doivent "faire confiance" à leurs
systèmes. A ce propos, il a invité les Africains à "donner les
moyens nécéssaires à leurs forces armées" pour qu'elles puissent
" assurer le maintien de la paix". Fin