L'Afrique appelée à adopter une position unie sur le commerce international
  2006-01-21 10:53:12
 

     KHARTOUM, 20 janvier (XINHUANET) -- Des responsables  internationaux et régionaux ont appelé vendredi les pays d'Afrique à adopter une position unie lorsqu'ils cherchent à augmenter leur  part du commerce international, une question cruciale pour le  développement du continent le plus pauvre au monde. 

     S'exprimant avant un sommet des dirigeants africains qui aura  lieu à Khartoum, capitale du Soudan, les responsables ont indiqué  que si l'année passée avait permis de constater les besoins de  développement de l'Afrique dans le calendrier mondial, il reste  beaucoup à faire pour relever les défis. 

     "Il est important pour la communauté internationale de tenir  ses engagements en matière d'aide, et d'assurer la prévisibilité  des ressources des pays africains", a déclaré Abdoulieh Janneh,  sous-secrétaire-général des Nations unies et secrétaire exécutif  de la Commission économique pour l'Afrique (CEA). 

     "Nous devons maintenant essayer de consolider l'élan généré (et de faire en sorte) qu'il soit suivi de résultats concrets", a-t-il déclaré devant la 8ème session ordinaire du Conseil exécutif de  l'UA, qui prépare le sommet des dirigeants africains la semaine  prochaine. 

     Le partenariat institutionnel entre la CEA de l'ONU, et l'Union africaine, bloc de 53 pays africains, doit être renforcé pour  éviter une divergence d'approches sur les questions de la paix et  de la sécurité, du développement et de l'augmentation de la part  de l'Afrique dans le commerce mondial, a-t-il dit. 

     M. Janneh a indiqué que le round de négociations de Doha le  mois dernier à Hong Kong ne s'était pas passé aussi bien que les  pays africains l'espéraient, même si des progrès modestes ont été  accomplis. 

     "Le défi sera de consolider ces progrès et de bâtir sur eux,  alors que l'Afrique veut sa part légitime dans les échanges, et  une plus grande équité", a-t-il dit. 

     Craignant de se voir marginaliser davantage encore dans le  commerce international actuel, les pays africains, dont la plupart des pays s'appuient sur la production agricole, ont demandé aux  pays développés de réduire leurs subventions sur leurs propres  industries agricoles. 

     Quelque 150 000 Africains sont employés par l'industrie du  coton, secteur où l'Afrique représente 17% des exportations  mondiales. La plantation de coton est la principale source de  revenus pour plus de 20 millions de personnes dans 33 pays  producteurs de coton sur le continent. 

     Cependant, les subventions du gouvernement américain sur le  coton, qui ont totalisé un montant de 14,8 milliards de dollars  entre 1999 et 2003, ont entraîné une baisse des cours du coton sur le marché mondial, un phénomène dévastateur pour l'industrie  africaine du coton. 

     La réunion de Hong Kong s'est achevée sur un accord pour mettre fin en 2006 aux subventions sur les exportations de coton, et un  accès sans tarifs ni quotas des exportations de coton de pays en  développement aux marchés des pays développés à compter de la mise en oeuvre des accords de Doha, a souligné M. Janneh. 

     Le rôle de l'UA comme coordinateur des positions africaines sur les questions commerciales et dans les négociations commerciales  multilatérales doit être renforcé, a-t-il dit. Fin