KHARTOUM, 20 janvier (XINHUANET) -- Des responsables
internationaux et régionaux ont appelé vendredi les pays d'Afrique à
adopter une position unie lorsqu'ils cherchent à augmenter leur part du
commerce international, une question cruciale pour le développement du
continent le plus pauvre au monde.
S'exprimant avant un sommet des dirigeants africains
qui aura lieu à Khartoum, capitale du Soudan, les responsables ont indiqué
que si l'année passée avait permis de constater les besoins de
développement de l'Afrique dans le calendrier mondial, il reste
beaucoup à faire pour relever les défis.
"Il est important pour la communauté internationale
de tenir ses engagements en matière d'aide, et d'assurer la prévisibilité
des ressources des pays africains", a déclaré Abdoulieh Janneh,
sous-secrétaire-général des Nations unies et secrétaire exécutif de
la Commission économique pour l'Afrique (CEA).
"Nous devons maintenant essayer de consolider l'élan
généré (et de faire en sorte) qu'il soit suivi de résultats concrets",
a-t-il déclaré devant la 8ème session ordinaire du Conseil exécutif de
l'UA, qui prépare le sommet des dirigeants africains la semaine
prochaine.
Le partenariat institutionnel entre la CEA de l'ONU,
et l'Union africaine, bloc de 53 pays africains, doit être renforcé pour
éviter une divergence d'approches sur les questions de la paix et de
la sécurité, du développement et de l'augmentation de la part de l'Afrique
dans le commerce mondial, a-t-il dit.
M. Janneh a indiqué que le round de négociations de
Doha le mois dernier à Hong Kong ne s'était pas passé aussi bien que les
pays africains l'espéraient, même si des progrès modestes ont été
accomplis.
"Le défi sera de consolider ces progrès et de bâtir
sur eux, alors que l'Afrique veut sa part légitime dans les échanges, et
une plus grande équité", a-t-il dit.
Craignant de se voir marginaliser davantage encore
dans le commerce international actuel, les pays africains, dont la
plupart des pays s'appuient sur la production agricole, ont demandé aux
pays développés de réduire leurs subventions sur leurs propres
industries agricoles.
Quelque 150 000 Africains sont employés par
l'industrie du coton, secteur où l'Afrique représente 17% des exportations
mondiales. La plantation de coton est la principale source de
revenus pour plus de 20 millions de personnes dans 33 pays
producteurs de coton sur le continent.
Cependant, les subventions du gouvernement américain
sur le coton, qui ont totalisé un montant de 14,8 milliards de dollars
entre 1999 et 2003, ont entraîné une baisse des cours du coton sur le
marché mondial, un phénomène dévastateur pour l'industrie africaine du
coton.
La réunion de Hong Kong s'est achevée sur un accord
pour mettre fin en 2006 aux subventions sur les exportations de coton, et
un accès sans tarifs ni quotas des exportations de coton de pays en
développement aux marchés des pays développés à compter de la mise en
oeuvre des accords de Doha, a souligné M. Janneh.
Le rôle de l'UA comme coordinateur des positions
africaines sur les questions commerciales et dans les négociations
commerciales multilatérales doit être renforcé, a-t-il dit. Fin