
NAIROBI, 19 janvier (XINHUANET) -- Le Fonds monétaire
international (FMI) a appelé à une assistance adéquate et opportune
aux pays d'Afrique de l'Est face à une sécheresse sévère.
Le directeur général du FMI,
Radrigo Rato, a indiqué dans un communiqué parvenu jeudi à Nairobi que la
communauté internationale devait prendre des mesures "pour éviter le
risque d'une crise humanitaire".

M. Rato a exprimé son inquiétude sur la hausse de
l'insécurité alimentaire dans plusieurs régions d'Afrique, notant que
certains pays continuaient à souffrir des conséquences de la mauvaise
récolte de l'année dernière.
"Je demande aux donateurs internationaux de répondre
généreusement et par anticipation aux besoins de nourriture du
peuple est-africain", a ajouté le chef du FMI.
"Il est crucial de répondre à temps pour éviter les
tragédies humaines et les mauvaises conséquences économiques qui se sont
produites trop souvent avec les sécheresses dans le passé",
a-t-il souligné.
Il a en outre mentionné des rapports récents qui
indiquent que la pénurie de nourriture causée par la sécheresse sévit dans
plusieurs régions en Afrique de l'Est, et que la situation reste
difficile dans certains pays sud-africains.
"Le FMI joue également un rôle dans le soutien qu'il
mandate et affecte aux pays africains. Notre politique vise à renforcer la
stabilité macro-économique et la croissance du revenu dans la
région, ce qui devrait aider à améliorer la sécurité alimentaire", a
souligné M. Rato.
La semaine dernière, le Programme alimentaire
mondial de l'ONU a averti qu'une catastrophe humanitaire pourrait
s'abattre sur la Corne de l'Afrique, frappée par la sécheresse, à moins
qu'elle ne reçoive des dons de façon urgente afin de fournir rapidement
une aide alimentaire à une population estimée à 5,4 millions, dans
quatre pays.
L'organisation onusienne a précisé que le nombre de
personnes frappées par la sécheresse s'élèvait à 2,5 millions au Kenya,
1,4 million en Somalie, 1,5 million en Ethiopie et 60 000 à
Djibouti.
En collaboration avec des gouvernements et d'autres
partenaires, l'organisation onusienne a donné l'alerte ces derniers mois
sur la situation, qui ne cesse de s'aggraver, notamment dans les
communautés pastorales et agro-pastorales de la Corne de
l'Afrique. Fin