Le virus de la grippe aviaire pourrait menacer l'Afrique et  l'Europe au printemps, alerte la FAO
  2006-01-19 16:06:23
 

      BEIJING, 18 janvier (XINHUANET) -- Le virus de la grippe aviaire  pourrait s'implanter dans les régions de la mer Noire, du Caucase  et du Moyen-Orient du fait des déplacements de populations, et se  répandre davantage encore, au printemps prochain, lors du retour  des oiseaux migrateurs, en provenance du continent africain, a mis en garde l'agence des Nations Unies pour l'agriculture. 

     "La FAO est préoccupée par le fait que le commerce, les  mouvements de populations et d'animaux ainsi que les migrations  des oiseaux puissent entraîner la contamination de nouveaux pays", a déclaré David Harcharik, sous-directeur de l'Organisation des  Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un  discours prononcé à l'ouverture de la conférence internationale  des bailleurs de fonds sur la grippe aviaire à Beijing. 

     "La présence du virus en Turquie signifie qu'il se trouve déjà  à la croisée des chemins entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Il  existe un danger réel qu'il se répande davantage. S'il devait  prendre racine dans les campagnes africaines, les conséquences  seraient catastrophiques pour un continent déjà éprouvé par la  faim et la pauvreté", a-t-il souligné.  

     Dans les zones endémiques, il convient de contrôler les  mouvements des animaux, des denrées alimentaires et des  populations, rappelle un communiqué de la FAO publié mercredi à  Beijing. 

     La FAO invite également tous les pays situés sur les routes  empruntées par les oiseaux migrateurs à faire preuve de la plus  grande vigilance et à se préparer à une éventuelle épizootie. 

     "Combattre la grippe aviaire chez l'animal est le moyen le plus efficace et le plus économique pour éviter que le virus H5N1 ne  mute ou ne s'associe à un autre virus provoquant ainsi une  pandémie", a indiqué le directeur de la FAO. 

     A ce jour, la FAO a reçu quelque 28 millions de dollars versés  par les bailleurs de fonds. Depuis le début de la crise en 2003,  elle a dépensé plus de 7 millions de dollars sur ses propres  ressources afin d'aider les pays affectés en matière de programmes de lutte, de contrôle et de diagnostics de laboratoire. Fin