ABIDJAN, 17 janvier (XINHUANET) -- Le Premier ministre
ivoirien Charles Konan Banny a reçu mardi après-midi à Abidjan une
délégation de manifestants, qui protestaient depuis lundi contre la
position du Groupe de travail international (GTI) sur le mandat du
Parlement ivoirien.
Des "jeunes patriotes", partisans du président
Laurent Gbagbo, ont manifesté depuis lundi devant le siège de l'ambassade
de France à Abidjan. Ils ont demandé au Premier ministre Konan Banny
de "donner un chronogramme très clair et précis du désarmement.
"A la demande du Premier ministre, nous sommes venus
le rencontrer pour discuter sur la question importante de la
déclaration du GTI sur l'Assemblée nationale (Parlement)", a déclaré
Richard Dakoury, chef de la délégation, à l'issue d'une rencontre avec M.
Konan Banny.
Mécanisme ministériel chargé de surveiller la
transition ivoirienne, le GTI avait conclu dimanche que le mandat du
Parlement ivoirien "n'a pas à être prolongé" en raison d'un manque de
"moyen légal".
Cette conclusion a provoqué une série de
protestations en Côte d'Ivoire. Les manifestants ont accusé le GTI d'avoir
touché à la souveraineté de la Côte d'Ivoire en prennant une telle
"décision".
"Le Premier ministre dit que le GTI n'a pas dissout
l'Assemblée nationale (Parlement ivoirien), parce que cela ne fait pas
partie de ses attributions, de ses compétences", a révélé Richard
Dakoury devant la presse.
"Il (Konan Banny) a dit que sur la question de la
prolongation du mandat des députés, c'est une question qui n'est pas de
son ressort, mais qu'il va consulter le chef de l'Etat pour voir ce
qu'il en est", a-t-il dit.
Concernant le calendrier du désarmement, M. Konan
Banny a fait savoir qu'il "va se prononcer dans un discours à la Nation",
selon le représentant des manifestants.
"Nous avons exigé qu'il (Konan Banny) nous donne une
date précise, il nous a laissé entendre qu'il faut qu'il réunisse
ceratines conditions avant de se prononcer, mais qu'il va le
faire incessamment", a ajouté Richard Dakoury.
"Nous allons rentrer pour rencontrer notre base, les
amis devant l'Ambassade (de France à Abidjan) pour faire le point et
voir l'attitude à tenir", a-t-il dit.
"Je ne peux pas dire que je suis satisfait. Ce à
quoi nous nous attendions, c'est pas qu'il nous dise qu'avec le président,
ils vont se pencher sur la question. Nous l'avons écouté, nous ne
voulons pas faire de déclaration pour mettre mal à l'aise le premier
ministre, nous allons rendre compte à nos amis", a-t-il ajouté.
Depuis lundi, des centaines de "jeunes patriotes"
ont également manifesté devant le quartier général de l'Opération des
Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) à Abidjan. Fin