Côte d'Ivoire : Le parti au pouvoir annonce son retrait du processus de paix
  2006-01-18 13:45:08
 

     ABIDJAN, 17 janvier (XINHUANET) -- Le Front populaire ivoirien ( FPI, parti au pouvoir) a annoncé mardi après-midi son retrait du  processus de paix encadré par la résolution 1633 du Conseil de  sécurité des Nations unies.  

     Le FPI "proclame son retrait de l'ensemble du processus de paix et son refus de cautionner encore plus longtemps le processus de  recolonisation de notre pays engagé sous l'égide de l'Onu, et  décide de mettre fin à sa collaboration et à son appui à toute  entité mise en place dans ce cadre notamment au gouvernement de M. Charles Konan Banny", a affirmé Pascal Affi N'Guessan, président  de ce parti. 

     Le FPI "demande au chef de l'Etat Laurent Gbagbo d'entreprendre immédiatement les démarches nécessaires afin que le pays soit  débarrassé de l'occupation étrangère et d'engager sur des bases  autonomes et autochtones le processus de paix et de réconciliation nationale", a dit M. Affi N'Guessan, lors d'une conférence de  presse à Abidjan. 

     Le FPI "exige le départ du pays de toutes les forces onusiennes et (françaises de l'opération) Licorne, forces d'occupation,  d'exploitation et d'asservissement de la Côte d'Ivoire", a-t-il  dit. 

     Le FPI "demande la mise en place d'un gouvernement de libération nationale impliquant toutes les forces patriotiques, démocratiques et républicaines du pays pour conduire le combat contre  l'impérialisme international et pour donner un sens à  l'indépendance nationale", a ajouté M. Affi N'Guessan.  

     Le président du FPI a déjà accusé le Groupe de travail  international (GTI), mécanisme ministériel chargé de suivre la  transition ivoirienne, de "violer" la résolution 1633 de l'Onu et  de "s'attaquer à la Constitution ivoirienne", en se prononçant  contre la prolongation du mandat du Parlement ivoirien. 

     Le GTI avait conclu dimanche que le mandat du Parlement ivoirien "n'a pas à être prolongé" en raison d'un manque de "moyen légal",  ce qui a provoqué lundi et mardi une vague de manifestations par  les partisans du pouvoir. 

     "Le GTI entre dans la logique de coup d'Etat, Nous ne saurions  cautionner ce coup d'Etat", a indiqué M. Affi N'Guessan sur la  télévision nationale. 

     "Cette agression n'est que la première phrase d'un processus de  mettre sous tutelle la Côte d'Ivoire. Nous ne devons pas par notre silence cette mise sous tutelle", a souligné M. Affi N'Guessan.  Fin 

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