ABIDJAN, 17 janvier
(XINHUANET) -- Le Front populaire ivoirien ( FPI, parti au pouvoir) a
annoncé mardi après-midi son retrait du processus de paix encadré par la
résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le FPI "proclame son retrait de l'ensemble du
processus de paix et son refus de cautionner encore plus longtemps le
processus de recolonisation de notre pays engagé sous l'égide de l'Onu, et
décide de mettre fin à sa collaboration et à son appui à toute
entité mise en place dans ce cadre notamment au gouvernement de
M. Charles Konan Banny", a affirmé Pascal Affi N'Guessan, président
de ce parti.
Le FPI "demande au chef de l'Etat Laurent Gbagbo
d'entreprendre immédiatement les démarches nécessaires afin que le pays
soit débarrassé de l'occupation étrangère et d'engager sur des bases
autonomes et autochtones le processus de paix et de
réconciliation nationale", a dit M. Affi N'Guessan, lors d'une conférence
de presse à Abidjan.
Le FPI "exige le départ du pays de toutes les forces
onusiennes et (françaises de l'opération) Licorne, forces d'occupation,
d'exploitation et d'asservissement de la Côte d'Ivoire", a-t-il
dit.
Le FPI "demande la mise en place d'un gouvernement
de libération nationale impliquant toutes les forces patriotiques,
démocratiques et républicaines du pays pour conduire le combat contre
l'impérialisme international et pour donner un sens à l'indépendance
nationale", a ajouté M. Affi N'Guessan.
Le président du FPI a déjà accusé le Groupe de
travail international (GTI), mécanisme ministériel chargé de suivre la
transition ivoirienne, de "violer" la résolution 1633 de l'Onu et de
"s'attaquer à la Constitution ivoirienne", en se prononçant contre la
prolongation du mandat du Parlement ivoirien.
Le GTI avait conclu dimanche que le mandat du
Parlement ivoirien "n'a pas à être prolongé" en raison d'un manque de
"moyen légal", ce qui a provoqué lundi et mardi une vague de
manifestations par les partisans du pouvoir.
"Le GTI entre dans la logique de coup d'Etat, Nous
ne saurions cautionner ce coup d'Etat", a indiqué M. Affi N'Guessan sur la
télévision nationale.
"Cette agression n'est que la première phrase d'un
processus de mettre sous tutelle la Côte d'Ivoire. Nous ne devons pas par
notre silence cette mise sous tutelle", a souligné M. Affi N'Guessan.
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