NEW YORK (Nations Unies), 17 janvier (XINHUANET) -- Le
Conseil de sécurité des Nations unies a tenu mardi soir des consultations
à huis clos sur l'actuelle situation en Côte d'Ivoire où des
manifestions ont été organisées contre le travail de l'ONU sur
place.
Des manifestations paralysent Abidjan depuis 48
heures, des jeunes gens, mécontents des conclusions du Groupe de travail
international (GTI) sur le mandat du Parlement ivoirien, ont tenté de
pénétrer à l'intérieur du quartier général de l'ONU dans la capitale
économique du pays.
"La situation est très préoccupante en Côte
d'Ivoire", a déclaré à des journalistes, Jean-Marie Guéhenno, le chef des
opérations de maintien de la paix de l'ONU, à l'issue de ces
consultations.
"Nous avons vu, lors des dernières 48 heures, des
violences orchestrées, je dis bien orchestrées, car cela se produit
simultanément en plusieurs endroits, c'est orchestré", a-t-il
martelé.
"Cela crée une atmosphère de menace pour le
personnel international qui est venu en Côte d'Ivoire pour aider et c'est
inacceptable", a-t-il ajouté.
Selon lui, Pierre Schori, le représentant spécial en
Côte d'Ivoire du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avait
demandé mardi au président ivoirien Laurent Gbagbo de faire cesser ces
violences.
Dans la journée de mardi, M. Annan a déjà condamné
les " violences orchestrées" contre l'ONU et exigé qu'elles cessent
" immédiatement", tout en appelant les différentes parties en Côte
d'Ivoire à mettre fin aux violences et à rétablir la paix dans ce
pays d'Afrique frappé par des conflits. Fin