KHARTOUM, 14 janvier (XINHUANET) -- Le ministre
soudanais des Affaires étrangères Lam Akol a exprimé samadi la réservation
du Soudan sur une proposition de l'ONU concernant le déploiement
d'une force de maintien de la paix dans la région de Darfour ravagée
par la violence, afin de prendre la relève des casques bleus de l'Union
africaine (UA).
Lors d'une conférence de presse tenue à Khartoum, M.
Akol a souligné que l'UA n'avait pas invité les forces de l'ONU au
Darfour, demandant à la communauté internationale d'offrir de
l'argent à la mission de paix de l'UA au Darfour qui souffre
d'une pénurie financière de 160 millions de dollars.
M. Akol a dit que l'UA avait achevé sa mission de
maintien de la paix avec succès au Darfour, soulignant que les forces de
l'UA sont plus adaptable et appropriée que toutes autres forces
étrangères dans le maintien de la paix et de la sécurité dans la
région du Darfour.
"Si la mission de l'UA souhaite quitter le travail
pour l'ONU, c'est donc un nouveau mouvement", a ajouté M. Akol.
Le ministre a aussi révélé que l'UA discutera avec
l'ONU du déploiement éventuel des forces de maintien de la paix de l'ONU
au Darfour au cas de pénurie de provisions, disant que la décision
finale sera prise lors d'une réunion ministérielle du Conseil de
paix et de la sécurité de l'UA en mars prochain.
En plus, le ministre soudanais des Affaires
étrangères a réaffirmé la volonté de Khartoum de soutenir les forces de
l'UA au Darfour.
Le ministre a publié samedi un communiqué appelant
la communauté internationale à aider l'UA à régler la pénurie
financière.
La position du gouvernement soudanais intervient en
réponse à une proposition avancée par l'envoyé de l'ONU au Soudan John
Pronk pour le déploiement des forces de maintien de la paix
internationales au Darfour.
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan souhaite
voir les Etats-Unis et les pays européens aider à former une force mobile
afin d'empêcher des meurtres et des pillages au Darfour.
Des rounds de négociations de paix entre Khartoum et
des rebelles à Abuja, capitale nigériane, n'ont pas réussi à parvenir
à une solution à la violence qui dure presque trois ans. Fin