ABIDJAN, 12 janvier (XINHUANET) -- Les parties
ivoiriennes ne sont pas d'accord sur la prolongation du mandat de
l'Assemblée nationale(Parlement ivoirien), a indiqué jeudi Pierre Schori,
le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour
la Côte d'Ivoire.
"Il n'y a pas d'unanimité" entre les parties
ivoiriennes sur la question du mandat parlementaire, a avoué M. Schori,
qui a rencontré jeudi matin les représentants de l'opposition et de la
rébellion ivoiriennes.
Le représentant de Kofi Annan a fait savoir que
conformément à la résolution 1633 de l'Onu, le Groupe de travail
international ( GTI), chargé de surveiller la transition ivoirienne, a
entamé une série de consultations avec les différentes formations
ivoiriennes sur ce sujet.
"Les consultations ont presque terminé. On va
informer le Conseil de sécurité (des Nations unies)", a révélé M. Schori,
lors d'un point de presse à Abidjan.
Le mandat du Parlement iovirien a été ouvert le 22
janvier 2001 et devait prendre fin le 16 décembre 2005.
Le groupe parlementaire du Front populaire ivoirien
(FPI, parti au pouvoir) a souligné mercredi que le Parlement fonctionnera
avec tous les pouvoirs en vertu d'un avis du Conseil constitutionnel
et conformément à la Constitution, alors que l'opposition a déjà
déclaré, en décembre, vouloir opter pour une consultation
inter- ivoirienne pour régler cette question.
Le groupe parlementaire FPI a également récusé
fermement toute restructuration du Parlement qui, selon la presse
ivoirienne, aurait été proposée par le GTI.
Selon des journaux ivoiriens, le GTI aurait proposé
de restructurer le Parlement ivoirien pour intégrer toutes les
parties prenantes à la crise ivoirienne. Le Rassemblement des
républicains (opposition) qui avaient boycotté l'élection
législative en 2000, ainsi que la rébellion ivoirienne pourraient
être représentés au Parlement reconstitué.
Au cours du point de presse, Pierre Schori a refusé
de confirmer que le GTI ait avancé une telle proposition.
"Je ne confirme rien. On prend acte de la fin du
mandat du Parlement ivoirien. On écoute les points de vue, on prend des
notes,et on va faire le rapport au Conseil de sécurité", a dit M.
Schori.
"Sur cette question-là, le président de la
République a confirmé qu'aucune décision n'a pas encore prise", a réaffirmé
M. Schori, reprenant la phrase qu'il avait prononcée en décembre après un
entretien avec le président Laurent Gbagbo.
"La Côte d'Ivoire n'est pas sous tutelle", a
souligné le représentant de Kofi Annan, avant d'ajouter que la crise
ivoirienne ont des repercussions sur la sous-région et que le GTI a
pour objectif d'aider à sortir le pays de la crise. Fin