Côte d'Ivoire : Désaccord sur la question du mandat parlementaire (Onu)
  2006-01-13 15:52:21
 

     ABIDJAN, 12 janvier (XINHUANET) -- Les parties ivoiriennes ne sont pas d'accord sur la prolongation du mandat de l'Assemblée  nationale(Parlement ivoirien), a indiqué jeudi Pierre Schori, le  représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour  la Côte d'Ivoire. 

     "Il n'y a pas d'unanimité" entre les parties ivoiriennes sur la  question du mandat parlementaire, a avoué M. Schori, qui a  rencontré jeudi matin les représentants de l'opposition et de la  rébellion ivoiriennes. 

     Le représentant de Kofi Annan a fait savoir que conformément à  la résolution 1633 de l'Onu, le Groupe de travail international ( GTI), chargé de surveiller la transition ivoirienne, a entamé une  série de consultations avec les différentes formations ivoiriennes sur ce sujet. 

     "Les consultations ont presque terminé. On va informer le  Conseil de sécurité (des Nations unies)", a révélé M. Schori, lors d'un point de presse à Abidjan. 

     Le mandat du Parlement iovirien a été ouvert le 22 janvier 2001  et devait prendre fin le 16 décembre 2005.  

     Le groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI, parti  au pouvoir) a souligné mercredi que le Parlement fonctionnera avec tous les pouvoirs en vertu d'un avis du Conseil constitutionnel et conformément à la Constitution, alors que l'opposition a déjà  déclaré, en décembre, vouloir opter pour une consultation inter- ivoirienne pour régler cette question. 

     Le groupe parlementaire FPI a également récusé fermement toute restructuration du Parlement qui, selon la presse ivoirienne,  aurait été proposée par le GTI. 

     Selon des journaux ivoiriens, le GTI aurait proposé de  restructurer le Parlement ivoirien pour intégrer toutes les  parties prenantes à la crise ivoirienne. Le Rassemblement des  républicains (opposition) qui avaient boycotté l'élection  législative en 2000, ainsi que la rébellion ivoirienne pourraient  être représentés au Parlement reconstitué. 

     Au cours du point de presse, Pierre Schori a refusé de confirmer que le GTI ait avancé une telle proposition. 

     "Je ne confirme rien. On prend acte de la fin du mandat du  Parlement ivoirien. On écoute les points de vue, on prend des  notes,et on va faire le rapport au Conseil de sécurité", a dit M.  Schori. 

     "Sur cette question-là, le président de la République a confirmé qu'aucune décision n'a pas encore prise", a réaffirmé M. Schori,  reprenant la phrase qu'il avait prononcée en décembre après un  entretien avec le président Laurent Gbagbo. 

     "La Côte d'Ivoire n'est pas sous tutelle", a souligné le  représentant de Kofi Annan, avant d'ajouter que la crise  ivoirienne ont des repercussions sur la sous-région et que le GTI  a pour objectif d'aider à sortir le pays de la crise. Fin