LOME, 11 décembre (XINHUANET) -- Les questions de
sécurité régionale et diverses mesures de restructuration interne seront
au programme du sommet ordinaire des chefs d'Etats et de
gouvernements de la Communauté économique des Etats d'Afrique de
l'Ouest (Cedeao, 15 pays) qui se tiendra jeudi à Niamey, a rapporté
mercredi le site web de la présidence togolaise.
Le président du Togo, Faure Gnassingbé, participera
à la rencontre.
Selon des sources proches du conseil des ministres
de l'organisation, les participants devraient notamment désigner un
nouveau président en exercice qui succédera au chef d'Etat nigérien
Mamadou Tandja, nommé à la tête de l'organe régional pour un an lors du
dernier sommet à Accra, en janvier 2005.
D'après un communiqué publié cette semaine à Abuja,
capitale fédérale du Nigeria et siège de l'organisation, le sommet doit
également se pencher "sur l'état de la sécurité dans la région",
après une transition électorale réussie au Liberia et au lendemain de
la formation d'un gouvernement de transition chargé du désarmement et de
l'organisation d'élections en Côte d'Ivoire, où la Cedeao a conduit
plusieurs médiations depuis septembre 2002.
En outre, selon le texte, ce sommet doit faire le
point sur les avancées de la mise sur pied d'une force de maintien de la
paix de la Cedeao, dont l'entraînement est supposé démarrer dès cette
année.
Cette force de 6.500 hommes, créée sur le modèle
onusien, est censée répondre rapidement à toute déstabilisation de cette
région à l'équilibre encore fragile.
Toujours en matière de sécurité, des sources proches
du conseil des ministres ont indiqué que les chefs d'Etat devraient aussi
ériger en convention un moratoire sur l'importation, l'exportation et
la fabrication d'armes légères adopté en 1998 à Abuja.
Le sommet de Niamey doit également décider de la
transformation du Secrétariat de l'organisation en une Commission afin
" d'accélérer le processus d'intégration" des pays membres de la
Communauté.
Le sommet de Niamey abordera aussi la sécurité
alimentaire, notamment la Politique agricole commune à la Cedeao, adoptée
au sommet d'Accra et censée palier aux crises alimentaires à venir,
ont assuré des sources ministérielles ouest-africaines.Fin