BEIJING, 12 janvier
(XINHUANET) -- Le gouvernement chinois a rendu public jeudi à Beijing le
"Document officiel sur sa politique africaine", visant à énoncer les
mesures à prendre dans ce sens et programmer, pour les années à venir, la
coopération sino-africaine dans les divers domaines, en vue de faire
progresser un développement régulier et durable des relations entre
les deux parties et de porter leur coopération mutuellement avantageuse à
un nouveau palier.
En ce début du 21e siècle, la situation
internationale connaît sans cesse des changements, aussi profonds que
complexes, et la globalisation gagne en profondeur. La paix et le
développement demeurent les principaux thèmes de notre époque. Le maintien
de la paix, la promotion du développement et l'intensification de la
coopération représentent les voeux unanimes de tous les peuples,
formant un courant historique irrésistible. Mais en même temps, les
facteurs d'incertitude et d'instabilité s'acroissent dans la situation
internationale, et les différents problèmes sécuritaires s'imbriquent les
uns aux autres. La question de la paix n'est pas encore résolue, tandis
que celle du développement s'accentue davantage, précise le document dans
l'avant-propos.
La Chine, qui est le plus grand pays en
développement dans le monde et très attachée à la paix et au
développement, poursuit une politique extérieure d'indépendance et de paix.
Elle souhaite, sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique,
développer les relations amicales avec tous les pays, resserrer l'amitié et
intensifier la coopération avec eux, dans l'intérêt de la prospérité
commune, afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde, indique
l'avant-propos.
L'Afrique, le continent qui regroupe le plus de pays
en développement, constitue une force de poids dans la réalisation
de la paix et du développement à travers le monde. La nouvelle
situation offre aux relations d'amitié traditionnelle Chine- Afrique
de nouvelles chances de développement, écrit le document.
Selon ce document, l'Afrique, un vaste continent
ayang une histoire très ancienne et doté d'abondantes ressources
naturelles, renferme d'énormes potentialités de développement. Au terme
d'une lutte de longue haleine, les peuples africains ont réussi à
s'affranchir du joug de la domination coloniale, à extirper
l'apartheid et à conquérir leur indépendance et leur libération,
apportant par là une contribution considérable au progrès de la
civilisation humaine.
Le texte indique: après l'avènement de leur
indépendance, les pays africains ont exploré activement les voies de
développement adaptées aux réalités nationales et gagné en puissance à
travers l'union pour s'assurer la paix, la stabilité et le développement.
L'Afrique, grâce aux efforts conjugués des différents pays
africains, de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) et de
l'Union africaine (UA), connaît dans l'ensemble une situation
politique stable, marquée par un règlement progressif des
conflits locaux et confrontée par un accroissement économique continu. Le
nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) trace
de magnifiques perspectives pour le renouveau et le développement de
l'Afrique. Les pays africains prennent une part active à la coopération
Sud-Sud et poussent en avant le dialogue Nord-Sud, jouant ainsi un rôle
chaque jour plus important dans les affaires internationales.
L'Afrique fait cependant face à de multiples défis
dans son développement. Comptant sur les efforts inlassables des pays
africains et l'appui continu de la communauté internationale,
l'Afrique saura certainement vaincre les difficultés et réaliser son
renouveau au 21e siècle, souligne le document.
L'amitié sino-africaine remonte loin dans l'histoire
et reposer sur un socle solide. Ayant vécu dans le passé le même sort, la
Chine et l'Afrique se sont toujours témoigné sympathie et soutien
dans la lutte pour la libération nationale et ont noué entre
elles une amitié profonde, cite le document, et d'ajouter: la fondation
de la République populaire de Chine et l'accession à l'indépendance
des pays africains ont ouvert une ère nouvelle dans les relations
sino-africaines. Depuis plus d'un demi-siècle, la Chine et l'Afrique ont
resserré leurs liens politiques, maintenu des échanges de visites de haut
niveau ainsi que des contacts personnels fréquents, développé rapidement
leurs rapports économiques et commerciaux, entretenu une coopération
fructueuse dans les autres domaines et intensifié chaque jour davantage
leur concertation et leur coordination dans les affaires
internationales. La Chine a accordé, dans la mesure de ses
possibilités, des aides aux pays africains qui, de leur côté, ont
donné à la Chine un soutien énergique à bien des égards,
souligne l'article.
Entretenir une amitié sincère, assurer les avantages
mutuels sur un pied d'égalité, coopérer dans la solidarité et oeuvrer à
un développement partagé, voilà les principes suivis dans les
relations d'échanges et de coopération entre la Chine et
l'Afrique. Il servent également de moteur à la pérennité de ces relations,
affrime le document.
L'article continue: renforcer sa solidarité et sa
coopération avec les pays africains, c'est de tout temps l'une des pièces
maîtresses de la politique extérieure d'indépendance et de paix de la
Chine. Fermement attachée au maintien et à l'épanouissement de l'amitié
traditionnelle sino-africaine, et prenant en considération les intérêts
fondamentaux des peuples chinois et africains, la Chine veille à établir
et à développer un nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique,
caractérisé par l'égalité et la confiance réciproque sue le plan
politique, la coopération conduite dans l'esprit gagnant-gagnant sur le
plan économique et le renforcement des échanges sur le plan culturel.
Les principes et les objectifs majeurs de la politique de la
Chine sur l'Afrique se résument comme suit:
Entretenir une amitié sincère et se traiter d'égal à
égal. Adhérer inébranlablement aux Cinq Principes de la Coexistence
pacifique, respecter le libre choix des pays africains quant à leur
voie de développement, soutenir les pays africains dans leurs efforts
tendant à s'unir pour accroître leur puissance.
Assurer les avantages réciproques en vue d'un
développement partagé. Soutenir les pays africains dans leur développement
économique et leur construction nationale. Développer avec eux
une coopération multiforme dans les domaines économique, commercial
et du progèrs social, et promouvoir un développement partagé.
Se prêter mutuellement soutien et agir en étroite
coordination. Renforcer la coopération sino-africaine au sein de l'ONU et
des autres enceintes multilatérales, et soutenir mutuellement les
revendications légitimes et les propositions raisonnalbles.
Continuer de pousser la communauté internationale à accorder une
haute importance à la paix et au développement en Afrique.
Apprendre mutuellement et explorer en commun les
voies de développement. S'inspirer mutuellement des expériences en matière
de développement, de gouvernance et d'administration publique et
intensifier la coopération et les échanges sur les plans
éducatif, scientifique, culturel et sanitaire. Soutenir les pays africains
dans le renforcement de leur capacité et explorer ensemble des voies
appropriées pour le développement durable.
Le texte réitère: le principe de l'unicité de la
Chine constitue la base politique dans l'établissement et le
développement des relations de la Chine avec les pays afrcains ainsi
que les organisations régionales de l'Afrique. Le gouvernement chinois
apprécie la grande majorité des pays africains qui, observent strictement
ledit principe, s'abstiennent de développer des rapports et des échanges
officiels avec Taïwan et appuient l'oeuvre grandiose de la réunification
de la Chine. La Chine entend, sur la base de ce principe, établir et
développer les relations étatiques avec les pays qui n'ont pas de
relations diplomatiques avec elles.
Le gouvernement chinois a publié jeudi un "Document
sur la politique africaine de la Chine", qui vise à faire connaître les
objectifs de cette politique ainsi que les mesures à prendre à cet effet,
et à planifier la coopération bilatérale dans l'avenir afin de faire
progresser le développement régulier des relations sino-africaines et de
porter la coopération mutuellement avantageuse à un nouveau palier.
En ce qui concerne le volet politique, le document
met l'accent sur les contacts de haut niveau. Maintenir l'élan des
échanges de visites et du dialogue entre les les dirigeants chinois
et africains, intensifier la concertation, approfondir l'amitié et
accroître la compréhension et la confiance mutuelles.
L'Assemblée populaire nationale de Chine renforce
ses contacts amicaux à différents niveaux et par divers canaux avec les
parlements des pays africains ainsi que le Parlement panafricain,
sur la base du respect mutuel, de l'approfondissement de la
connaissance réciproque et du développment de la coopération,
fait remarquer le document dans un paragraphe sur les échanges entre
les institutions législatives.
Dans un paragraphe sur les contacts entre les partis
politiques, le document indique que le parti communiste chinois
procède à des échanges multiformes avec les partis et groupements
politiques amis en Afrique, selon les principes dit "indépendance
assurée, égalité totale, respect réciproque et non-ingérence
mutuelle dans les affaires intérieures", en vue d'approfondir la
connaissance mutuelle et l'amitié, et d'engager une coopération
fondée sur la confiance réciproque.
Le document a aussi accentué la création et le
perfectionnement des mécanismes tels que les commissions bilatérales
entre la Chine et chacun des pays africains, les consultations politiques
entre les ministères des Affaires étrangères, les commissions conjointes
(mixtes) sur la coopération économique et commerciale, les commissions
mixtes technico- scientifiques, de façon à promouvoir
l'institutionnalisation du dialogue et de la concertation, en adoptant des
formules plus souples et plus réalistes.
Intensifier dévantage la solidarité et la
coopération sino- africaines dans les affaires internationales, échanger
les points de vue et coordonner les positions de manière régulière sur les
grands dossiers internationaux et régionaux, en se prêtant
mutuellement soutien sur les questions majeures qui concernent
respectivement chacun des pays en matière de souveraineté d'Etat,
d'intégrité territoriale, de dignité nationale et de droits de
l'homme. La Chine appuie la participation, sur un pied d'égalité,
des pays africains aux affaires internationales et travaille
ensemble avec eux au renforcement du rôle de l'ONU, à la sauvegarde
des buts et principes de la Charte des Nations Unies, à l'instauration d'un
nouvel ordre international politique et économique, juste, rationnel et
marqué par l'égalité et le bénéfice mutuel, tout en oeuvrant à la
promotion de la démocratie et du droit dans les relations internationales,
de même qu'à la défense des droits et intérêts légitimes des pays en
développement, souligne une partie de ce texte sur la coopération dans les
affaires internationales.
Quant aux contacts entre les collectivités locales,
le document fait savoir que le gouvernement central chinois, très
attaché aux échanges entre les collectivités locales de la Chine et
l'Afrique, soutient activement la conclusion de jumelages provinciaux ou
municipaux, en vue de favoriser leurs échanges ainsi que leur coopération
dans les domaines du développement et de la gouvernance au niveau
local.
En ce qui concerne le volet économique, le document
annonce que le gouvernement chinois adoptera des mesures actives pour
faciliter l'accès de plus de produits africains au marché
chinois, appliquera effectivement le tarif zéro à certains produits
importés des pays africains les moins développés, et veillera à
élargir le commerce bilatéral dans un souci d'équilibre et à en
optimiser la structure. Régler judicieusement, par voie de
consultations amicales bilatérales ou multilatérales, les
divergences et frictions commerciales, dans un esprit de
compréhension mutuelle et de concessions réciproques. Il convient de
pousser les milieux industriel et commercial des deux côtés à créer une
Chambre sino-africaine d'Industrie et de Commerce. La Chine entend,
lorsque les conditions en seront réunies, conclure, par voie de
négociations, des accords du libre-échange avec les pays ou organisations
régionales en Afrique.
Quant aux investissements, le texte indique que le
gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises à investir
et à s'implanter en Afrique avec un soutien appuyé. Il continuera à leur
accorder des prêts à taux préférentiel et des crédits acheteurs à
l'exportation préférentiels et entend explorer, avec les pays africains, de
nouveaux canaux et moyens pour promouvoir la coopération en matière
d'investissement. Il élaborera des mesures politiques d'accompagnement en
les perferctionnant sans cesse, et renforcera l'orientation à cet
égard en portant l'attention notamment sur les prestations de
services et en accordant toutes les facilités nécessaires. Il
accueille favorablement les investissements des entreprises
africaines en Chine. Il continue d'oeuvrer de concert avec les pays
africains à la création d'un environnement favorable à l'investissement et
à la coopération de même qu'à la protection des droits et intérêts
légitimes des investisseurs chinois et africains, ce par la négociation,
la signature et l'application d'accords bilatéraux pour promouvoir et
protéger les investissements, et d'accords pour éviter la double
imposition.
Dans le domaine de coopération financière, le
gouvernement chinois développe vigoureusement les relations de coopération
financière entre la Chine et l'Afrique et soutient les organismes
financiers chinois qui s'efforcent d'intensifier leurs échanges
et leur coopération avec les organismes financiers africains, selon
le document.
Quant à la coopération agricole, le document indique
que le gouvernement chinois poursuit la coopération et les échanges
agricoles sino-africains à divers niveaux, par différentes voies et
sous de multiples formes. La coopération sera axée sur la valorisation des
terres, les cultures agricoles, les techniques d'élevage, la sécurité
alimentaire, l'outillage agricole et l'agroalimentaire. Renforcer la
coopération en matière de technologies agricoles, développer activement la
formation en matière de techniques agricoles appliquées et mettre en
oeuvre des projets-pilote de vulgarisation des techniques agricoles.
Accélérer l'élaboration d'un programme de coopération agricole
sino-africaine.
Le gouvernement
chinois a publié jeudi un "Document sur sa politique africaine", qui vise
à faire connaître les objectifs de cette politique ainsi que les mesures
à prendre à cet effet, et à planifier la coopération bilatérale
dans l'avenir afin de faire progresser le développement régulier des
relations sino-africaines et de porter la coopération
mutuellement avantageuse à un nouveau palier.
En ce qui concerne la construction d'infrastructure,
le document indique : intensifier la coopération sino-africaine dans
les domaines de la construction d'infrastructures, surtout pour les
transports, les télécommunications, le secteur hydraolique et de
l'électricité. Le gouvernement chinois appuie puissamment la participation
des entreprises chinoises à la construction d'infrastructures en Afrique.
Il les encourage à étendre leur action de réalisation des projets de
travaux forfaitaires en Afrique et à créer progressivement à cet effet des
mécanismes de coopération bilatérale et multilatérale. Renforcer la
coopération en matière technologique et gestionnaire et veiller à aider
les pays africains à accroître leur capacité de développement.
A propos de la coopération en matière de ressources,
le docuement souligne : renforcer les échanges d'informations ainsi
que la coopération entre la Chine et l'Afrique dans les domaines des
ressources. Le gouvernment chinois encourage, en y apportant son appui,
les entreprises chinoises performantes à coopérer, sous différentes formes,
avec les pays africains dans l'exploitation commune et l'utilisation
rationnelle des ressources, selon les principes des avantages réciproques
et du développement partagé, afin d'aider les pays africains à transformer
en atouts concurrents leurs points forts en matière de ressources et de
favoriser le développement durable de ces pays et de la région.
Sur la coopération touristique, le document sougline
: appliquer effectivement le programme des voyages organisés de
citoyens chinois dans des pays africains. Augmenter, à la demande
des pays africains et en fonction de la faisabilité, le nombre de
destinations touristiques agréées pour les citoyens chinois. La
Chine est ouverte aux touristes africains.
En ce qui concernetn la réduction et annulation des
dettes, le document indique que le gouvernement chinois, comme par le
passé, entend aider les pays africains concernés, par voie de
consultations amicales, à régler les problèmes de leurs dettes
vis- à-vis de la Chine et à alléger ces dettes, tout en appelant la
communauté internationale, en particulier les pays développés, à
entreprendre plus d'actions concrètes en matière de réduction et
d'annulation des dettes des pays africains.
A propos de l'aide économique, le docuement fait
savoir que le gouvernement chinois continuera, en fonction des capactiés
financières et du développement économique de son pays, à fournir
aux pays africains, dans la mesure de ses possibilités, une
assistance sans aucune condition politique et à l'accroître
progressivement.
Sur la coopération multilatérale, le document dit :
intensifier la concertation et la coordination entre la Chine et
l'Afrique dans les institutions et les systémes économiques,
commerciaux et financiers multilatéraux, pousser ensemble les
Nations Unies et les autres organisations internationales à accorder
une plus grande importance à la question du développement, à promouvoir la
coopération Sud-Sud ainsi que l'instauration d'un ordre commercial
multilatéral juste et rationnel et à accroître le droit au chapitre et le
pouvoir de décision des pays en développement dans les affaires
financières internationales. Le gouvernement chinois entend renforcer la
coopération de son pays avec les autres pays et les organisations
internationales, afin de soutenir de concert avec eux le développement de
l'Afrique et d'apporter sa part de contribution à la réalisation des
Objectifs du Millénaire pour le développement sur ce continent.
Sur le volet de l'éducation, de la science, de la
culture, de la santé et du progrès social, le docuement indique :
1. Valorisation des ressources humaines et
coopération dans l'éducation
Utiliser au mieux le "Fonds de mise en valeur des
ressources humaines en Afrique" créé par le gouvernement chinois pour la
formation du personnel qualifié africain. Identifier les priorités et
étendre les domaines du développement, compte tenu des besoins réels des
pays africains, accroître à cet effet les apports et en augmenter
l'efficacité.
Poursuivre les échanges d'étudiants entre la Chine
et l'Afrique. La Chine accordera, de manière appropriée, plus de
bourses gouvernementales aux étudiants africains, continuera
d'envoyer des enseignants en Afrique et d'aider les pays africains à
développer l'enseignement du chinois. Exécuter les projets d'assistance en
matière d'éducation en vue de faire progresser les disciplines faibles dans
les établissements africains. Renforcer la coopération sur les plans de
l'enseignement technique, professionnel, à distance et autres. Encourager
les échanges et la coopération entre les institutions scolaires et
académiques des deux parties.
2. Coopération technico-scientifique :
Impulser la coopération sino-africaine en matière de
recherche appliquée, d'exploitation des techniques et de transfert des
acquis, sur la base des principes dits "respect mutuel,
complémentarité des atouts et partage des bénéfices". Intensifier la
coopération technico-scientifique dans les domaines d'intérêt commun:
biotechnologie agricole, utilisation de l'énergie solaire, procédés de
prospection géologique et d'extraction minière, recherche-développement
sur de nouveaux médicaments , etc. Continuer à organiser des cours
d'initiation aux techniques pratiques et à réaliser des projets-pilotes
d'assistance technique en faveur des pays africains. Promouvoir
énergiquement la vulgarisation et la mise en application en Afrique des
acquis scientifiques et des techniques avancées approprorées de la
Chine.
3. Echanges culturels
Mettre en oeuvre les accords de coopération
culturelles conclus entre la Chine et les pays africains ainsi que les
projets d'exécution de ces accords, maintenir les échanges fréquents
entre les sevices culturels compétents des deux parties et multiplier les
contacts entre les professionnels des milieux culturel, artistique et
sportif. Orienter et développer avtivement, en fonction des exigences des
deux parties et des besoins du marché, les échanges cultureles sous
diverses formes entre les organisations et groupements non
gouvernementaux.
4. Coopération médicale et sanitaire
Promouvoir les échanges de personnels et
d'information médico- sanitaires entre la Chine et l'Afrique. La Chine
continuera d'nevoyer des équipes médicales aux pays africains, de leur
fournir médicaments et matériels médicaux et de les aider à mettre
sur pied et à améliorer les installations médicales de même qu'à former des
personnels médicaux. Enforcer les échanges et la coopération entre les
deux parties dans la lutte contre les maladies épidémiques et autres
telles que le SIDA et la paludisme, dans la recherche sur la médecine
tradionnelle et son application, ainsi que dans le domaine du dispositif
d'urgence de la santé publique.
5. Coopération entre les médias
Encourager les échanges et la coopération sous
différentes formes et à différents niveaux entre les médias des deux
parties, approfondir leur connaissance mutuelle et les amener à présenter
de manière complète et objective l'une à l'autre partie.
Renforcer les contacts et les liens entre les services gouvernementaux
compétents des deux parties, échanger des expériences sur les
relations avec les organes de presse nationaux et étrangers,
orienter et faciliter les contacts entre les médias.
Le gouvernement chinois
a publié jeudi à Beijing le "Document officiel sur sa politique africaine"
dans le but de montrer l'objectif et les mesures de sa politique
vis-à-vis de l'Afrique, de planifier sa coopération avec
l'Afrique dans tous les domaines et de poussser les relations
sino- africaines à un nouveau palier.
Selon le document, il faut développer les échanges
et la coopération sur le perfectionnement du système de la fonction
publique, la réforme de l'administration publique et la formation
des cadres administratifs dans les services gouvernementaux, et
mener des études sur l'établissement d'un mécanisme d'échanges et de
coopération entre la Chine et l'Afrique en matière de personnel et
d'administration.
Mener des consultations consulaires avec les pays
africains de manière régulière ou irrégulière, engager des discussions
amicales sur les questions à régler d'urgence ou d'autres problèmes
d'intérêt commun dans les relations consulaires bilatérales ou
multilatérales, afin d'accroître la connaissance mutuelle et de
promouvoir la coopération. Faciliter les déplacements et visites
entre les deux parties, et assurer la sécurité de leurs
ressortissants, indique cet article.
Encourager et orienter activement les échanges entre
les organisations non gouvernementales chinoises et africaines,
notamment les échanges entre les jeunes et entre les femmes, ceci
dans le but d'approfondir la compréhension et la confiance mutuelles
ainsi que la coopération entre les peuples des deux parties. Encourager
les volontaires à travailler en Afrique, tout en leur offrant des
conseils, écrit ce document.
Multiplier les échanges technologiques et promouvoir
énergiquement la coopération sino-africaine dans les différents
domaines de la protection de l'environnement: changements
climatiques, préservation des ressources en eau, lutte contre la
désertification, diversité biologique, etc, selon la même source.
Développer énergiquement les échanges de visites et
la formation du personnel ainsi que la coopération technique dans
les domaines de la réduction des calamités et du secours aux
sinistrés. La Chine répondra activement aux demandes urgentes des pays
africains pour l'assistance humanitaire. Elle encourage la
Croix- Rouge et d'autres ONG chinoises à développer leurs échanges ainsi
que leur coopération avec les organisations africaines concernées, et
leur apporte son soutien dans ce sens, d'après le texte.
Le document indique que multiplier les contacts de
haut niveau entre les armées des deux parties et développer activement les
échanges ainsi que la coopération sur les technologies militaires. La
Chine continuera d'aider les pays africains dans la formation du personnel
militaire. Elle les soutient dans leurs efforts de renforcement de la
défense nationale et de l'armée, qui permettent d'assurer leur propre
sécurité.
Ce texte montre aussi qu'appuyer les efforts actifs
de l'UA et des autres organisations régionales africaines ainsi que des
pays concernés pour régler les conflits locaux et leur fournir une
assistance dans la mesure du possible. Pousser énergiquement le
Conseil de Sécurité des Nations Unies à suivre de près les conflits
régionaux africains et à apporter son assistance au règlement de ces
conflits. Continuer à soutenir l'action de l'ONU pour le maintien de la
paix en Afrique et à y prendre part.
Promouvoir les échanges et la coopération entre les
deux parties au niveau des départements judiciaires et des services
responsables de l'application de la loi. S'inspirer l'une de l'autre
dans l'action législative et la réforme judiciaire. Améliorer ensemble les
capacité de prévention, de dépistage et de répression des crimes,
combattre en commun la criminalité transnationale organisée et la
corruption. Renforcer la coopération entre les deux parties quant à
l'assistance judiciaire, à l'extradition et au rapatriement des présumés
criminels. Resserrer les échanges et la coopération de la Chine avec les
différents pays africains au niveau des services d'immigration dans
la répression de l'immigration clandestine, intensifier les échanges
d'informations concernant l'administration en la matière, en ouvrant un
canal hautement efficace, note l'article.
Intensifier les échanges d'informations et explorer
des voies et moyens efficaces d'approfondissement de la coopération dans
les domaines de la sécurité non classique, notamment dans la lutte
contre le terrorisme, la contrebande des armes légères et de
petit calibre (ALPC), le trafic de la drogue et les crimes économiques
transnationaux, pour renforcer en commun la capacité à affronter les
menaces non classiques sur la sécurité, précise ce texte.
Le Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA),
créé en 2000, constitue d'ores et déjà un mécanisme efficace de dialogue
collectif et de coopération multilatérale pour la Chine et
l'Afrique, en même temps que le cadre essentiel et la plate-forme
d'un nouveau partenariat sino-africain qui, basé sur l'égalité et
les avantages réciproques, s'inscrit dans la durée.
La Chine attache une grande importance au rôle actif
joué par le FCSA dans le renforcement des consultations politiques et de
la coopération réaliste entre elle et l'Afrique. Elle travaillera
ensemble avec les pays africains à mettre effectivement en oeuvre la
Déclaration de Beijing, le Programme de Coopération sino- africaine sur le
développement économique et social et le Plan d'Action d'Addis-Abéba
(2004-2006) et à mener à bien l'action de suivi. Elle adoptera de
nouvelles mesures dans le cadre du Forum afin de renforcer la confiance
politique mutuelle entre la Chine et l'Afrique et de développer la
coopération pragmatique sur tous les plans. Elle travaillera pour
améliorer sans cesse le mécanisme du Forum et explorer les meilleurs modes
et moyens favorisant une coopération plus étroite entre le FCSA et le
NEPAD.
Par ailleurs, la Chine apprécie l'importance rôle
joué par l'UA dans la préservation de la paix et de la stabilité
régionales de même que dans la promotion de la solidarité et du
développement en Afrique. Elle attache une grande importance à sa
coopération amicale avec l'UA sur divers plans. Elle apporte son appui et
fournit, dans la mesure de ses possibilités, son assistance à
l'UA pour qu'elle joue un rôle actif dans les affaires régionales et
internationales.
La Chine apprécie et soutient le rôle actif que
jouent les organisations sous-régionales en Afrique dans la promotion de
la stabilité politique, du développement économique et de
l'intégration dans leurs sous-régions respectives, et elle entend
intensifier sa coopération amicale avec ces organisations. Fin