La France souligne ne pas avoir de troupes en Irak
  2005-12-30 13:59:59
 

     PARIS, 29 décembre (XINHUANET)-- La France a souligné jeudi  qu'elle n'avait pas de troupes engagées en Irak, au lendemain de  la diffusion d'une menace de mort par les ravisseurs d'un  ressortissant français, assortie d'une demande que Paris mette fin à sa "présence illégitime" dans ce pays. 

     "Je rappelle que la France n'a pas de présence militaire en  Irak et qu'elle a toujours plaidé pour que ce pays soit restauré  dans sa pleine souveraineté", a déclaré le ministre français des  Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. 

   

  "Rien ne justifie le maintien en captivité de Bernard Planche.  J'en appelle à nouveau aux ravisseurs pour qu'ils libèrent sans  délai notre compatriote", a-t-il ajouté dans une déclaration  écrite. 

     Les ravisseurs de M. Planche ont menacé de le tuer si la France "ne mettait pas fin à sa présence illégitime en Irak", selon la  chaîne satellitaire Al-Arabiya qui a diffusé mercredi soir une  vidéo de l'otage. 

     Les ravisseurs se présentent comme appartenant au "Bataillon de la vigie pour l'Irak". Ils n'ont pas précisé, dans cette première  revendication publique de l'enlèvement, si la "présence illégitime " dénoncée était de nature militaire, diplomatique, humanitaire ou autre. 

     M. Douste-Blazy est également resté discret sur les motivations de ce rapt et sur la nature des efforts entrepris pour faire  libérer l'otage, un ingénieur hydraulicien de 52 ans représentant  à Bagdad une organisation non-gouvernementale (ONG) peu connue,  AACCESS. 

     "Nous demeurons bien évidemment mobilisés pour parvenir à cette  libération et restons en contact permanent avec la famille de M.  Planche", a-t-il simplement affirmé. 

     Par le passé, trois autres Français, les journalistes Christian Chesnot (RFI), Georges Malbrunot (Le Figaro) et Florence Aubenas ( Libération) ont été enlevés en Irak et libérés après plusieurs  mois de captivité. 

     Environ 90 Français sont officiellement recensés dans ce pays,  selon un décompte fourni au début du mois lors de l'enlèvement de  M. Planche: la moitié travaille pour l'ambassade, une trentaine  sont des résidents (notamment des des bi-nationaux),et une  quinzaine sont soit des journalistes, soit des humanitaires. S'y  ajoutent des Français travaillant à titre personnel pour des  firmes de sécurité privées, souvent sans se faire connaître de  l'ambassade. Fin 

Le recteur de la mosquée de Paris appelle à la libération de Bernard Planche