PARIS, 29 décembre
(XINHUANET)-- La France a souligné jeudi qu'elle n'avait pas de troupes
engagées en Irak, au lendemain de la diffusion d'une menace de mort par
les ravisseurs d'un ressortissant français, assortie d'une demande que
Paris mette fin à sa "présence illégitime" dans ce pays.
"Je rappelle que la France n'a pas de présence
militaire en Irak et qu'elle a toujours plaidé pour que ce pays soit
restauré dans sa pleine souveraineté", a déclaré le ministre français des
Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

"Rien ne justifie le maintien en captivité de Bernard Planche.
J'en appelle à nouveau aux ravisseurs pour qu'ils libèrent sans
délai notre compatriote", a-t-il ajouté dans une déclaration
écrite.
Les ravisseurs de M. Planche ont menacé de le tuer
si la France "ne mettait pas fin à sa présence illégitime en Irak", selon
la chaîne satellitaire Al-Arabiya qui a diffusé mercredi soir une
vidéo de l'otage.
Les ravisseurs se présentent comme appartenant au
"Bataillon de la vigie pour l'Irak". Ils n'ont pas précisé, dans cette
première revendication publique de l'enlèvement, si la "présence
illégitime " dénoncée était de nature militaire, diplomatique, humanitaire
ou autre.
M. Douste-Blazy est également resté discret sur les
motivations de ce rapt et sur la nature des efforts entrepris pour faire
libérer l'otage, un ingénieur hydraulicien de 52 ans représentant à
Bagdad une organisation non-gouvernementale (ONG) peu connue,
AACCESS.
"Nous demeurons bien évidemment mobilisés pour
parvenir à cette libération et restons en contact permanent avec la
famille de M. Planche", a-t-il simplement affirmé.
Par le passé, trois autres Français, les
journalistes Christian Chesnot (RFI), Georges Malbrunot (Le Figaro) et
Florence Aubenas ( Libération) ont été enlevés en Irak et libérés après
plusieurs mois de captivité.
Environ 90 Français sont officiellement recensés
dans ce pays, selon un décompte fourni au début du mois lors de
l'enlèvement de M. Planche: la moitié travaille pour l'ambassade, une
trentaine sont des résidents (notamment des des bi-nationaux),et une
quinzaine sont soit des journalistes, soit des humanitaires. S'y
ajoutent des Français travaillant à titre personnel pour des firmes
de sécurité privées, souvent sans se faire connaître de l'ambassade.
Fin
Le
recteur de la mosquée de Paris appelle à la libération de Bernard
Planche