ROME, 1er décembre (XINHUANET) -- Le Premier ministre
italien Silvio Berlusconi a déclaré jeudi que le retrait des troupes
étrangères d'Irak pourrait laisser ce pays dans le chaos.
Lors d'une conférence de presse conjointe tenue avec
son homologue espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, en visite en
Italie, M. Berlusconi a affirmé: "Nous pensons que le retrait,
maintenant et immédiatement, pourrait amener l'Irak à une situation
de chaos et de guerre civile".
"C'est ce que pense la communauté internationale", a
ajouté le meneur du centre-droit.
"Il est important que la communauté internationale
reste en Irak pour maintenir l'ordre public afin de permettre qu'un Etat
démocratique et uni puisse être formé", a-t-il indiqué.
M. Berlusconi, un fidèle allié du président
américain George W. Bush, a cependant confirmé que les troupes se
retireraient progressivement au fur et à mesure que la situation en Irak
s'améliorerait.
Environ 3 000 soldats italiens sont actuellement en
Irak, basés essentiellement dans la ville de Nassiriya, dans le sud du
pays. L'Italie qui n'avait pas participé à la guerre dirigée par les
Etats-Unis contre l'Irak, a réduit sa présence de 300 soldats en
septembre.
La présence italienne est la quatrième plus
importante en Irak après celles des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne (8
500) et de la Corée du Sud (3 200).
Le mois dernier, M. Berlusconi a déclaré que les
troupes italiennes pourraient se retirer d'Irak vers la fin 2006.
De son côté, M. Zapatero a affirmé qu'un Irak
"démocratique, uni et stable" était "l'objectif principal de l'ensemble de
la communauté internationale".
M. Zapatero a retiré les troupes espagnoles d'Irak
peu après sa victoire dans les élections de mars 2004, prenant ainsi ses
distances par rapport à l'administration américaine.
M. Berlusconi a insisté sur la nature humanitaire de
la mission italienne jeudi, disant que les Italiens avaient aidé la
population locale par "500 opérations concrètes".
Il a indiqué que les Italiens avaient aussi entraîné
10 000 Irakiens, dont 9 000 policiers et 1 000 soldats. Fin