NIAMEY, 1er décembre (XINHUANET)-- Les députés
nigériens reunis en session depuis près de deux mois, ont approuvé jeudi
plusieurs projets de lois dont celles relatives aux conventions de
Rotterdam et de Stockholm.
La convention de Rotterdam porte sur la procédure de
l'information et de consentement en connaissance de cause applicable
à certains pesticides et produits chimiques industriels faisant l'objet
d'un commerce international.
Cette convention vise à mieux gérer le commerce
international de certains produits chimiques dangereux afin de protéger
les personnes et l'environnement.
Elle a aussi pour but de promouvoir la situation des
pays qui ne disposent pas d'infrastructures pour suivre l'importation et
l'utilisation de ces produits chimiques et presticides dangereux.
Les députés ont approuvé la nécessité de ratifier
cette convention pour permettre au Niger de disposer d'un instrument
juridique sur les pesticides et les produits chimiques dangereux.
La seconde loi adoptée par les députés nationaux
concerne la convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants ( POP).
Cette convention vise à protéger les hommes et
l'environnement sur les POP et à permettre à l'Etat nigérien d'avoir un
arsenal juridique sur la gestion des POP.
Les parlementaires se sont aussi appesantis sur la
convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la
corruption.
Cette convention est née des déclarations du NEPAD
et de l'ex OUA pour la mise en place d'un mécanisme coordonné pour lutter
contre la corruption à tous les niveaux de la fonction publique,
privée, et la societe civile.
Elle prévoit, entre autres, la création d'un comité
consultatif sur la corruption et les infractions assimilées au sein de
l'Union Africaine.
La convention sur la corruption a suscité un intérêt
tous azimuts de la plénière de l'Assemblée nationale au point où un
député de l'opposition a même demandé l'organisation d'un débat
national sur la question.
Les députés nigériens ont également adopté la
convention sur l'instauration d'une cour de justice de l'Union Africaine
(UA) et la loi se rapportant à l'accord de facilitation de garantie et
son amendement relatif au projet de développement du marché de
l'UEMOA. Fin