VIENNE, 25 novembre (XINHUANET) -- A la demande de
certains pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique
(AIEA), l'Union européenne (UE) a accepté de donner plus de temps aux
efforts diplomatiques pour tenter de rompre l'impasse dans laquelle
se trouve le dossier nucléaire iranien, a annoncé jeudi Peter Jenkins,
l'ambassadeur de la Grande-Bretagne à l'AIEA.
S'exprimant au nom de la présidence de l'UE, M.
Jenkis a indiqué que l'Union, le principal négociateur avec l'Iran sur son
dossier nucléaire, était d'accord pour donner à ce pays plus de
temps pour les négociations. Il a toutefois mis en garde Téhéran
contre toute "action unilatérale" pour multiplier ses activités
nucléaires.
L'UE a "consenti à la demande de plusieurs membres
du conseil qui ont réclamé plus de temps pour le dialogue diplomatique sur
le futur du programme nucléaire iranien", a déclaré M. Jenkins
devant la presse. Cependant, l'Iran doit "adopter des mesures favorables
à l'établissement de la confiance", en réponse à l'appel de
l'AIEA, c'est-à-dire cesser ses activités de conversion de l'uranium, a
ajouté le diplomate britannique.
"L'Iran ne doit pas penser que cette fenêtre
d'opportunité restera ouverte dans toutes les circonstances", a-t-il
averti.
L'AIEA, l'agence de l'ONU chargée de la sûreté
nucléaire, a décidé jeudi de repousser la présentation du dossier
nucléaire iranien au Conseil de sécurité afin de donner du temps à de
nouveaux efforts diplomatiques de la Russie.
Moscou a proposé d'autoriser l'Iran à mener ses
activités d'enrichissement de l'uranium en Russie mais non pas sur le
territoire iranien, afin de ne pas permettre à Téhéran de
disposer des technologies cruciales pour fabriquer des bombes atomiques.
Les négociations sur cette proposition russe se poursuivent.
Pour sa part, l'Iran a refusé de renoncer à son
droit d'enrichir de l'uranium sur son territoire, mais l'ambassadeur de
l'Iran à l'AIEA, Mohamed Akhondzadeh, a salué la "tendance positive"
au cours de "ces dernières semaines", affirmant que son pays était "prêt à
suivre la voie des négociations avec d'autres pays". Fin