NIAMEY, 23 novembre (XINHUANET) -- Le Programme
alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a prévenu mercredi qu'à défaut
d'un engagement de la communauté internationale pour financer son
appel de fonds de 20,3 millions de dollars, le Niger ferait face
à une seconde crise alimentaire qui toucherait en particulier les
enfants, selon un communiqué du PAM publié mercredi.
La désertification accélérée, la sécheresse
prolongée et les invasions répétées de criquets pélerins ont entrainé de
mauvaises récoltes et provoqué cette crise alimentaire, a précisé le PAM
dans le communiqué..
Le communiqué indique que selon une récente
évaluation de la sécurité alimentaire par le PAM dans les régions les plus
gravement affectées au Niger, la situation d'une population
pauvre, endettée et largement affectée par l'insécurité alimentaire est
" préoccupante".
Dans ces régions,1,2 million de personnes n'ont de
stocks de céréales suffisants que pour trois mois, tandis que 2 millions
d'autres personnes n'ont de stocks suffisants que pour cinq mois,
indique le PAM dans le communiqué. Et 2 millions d'autres auront une
année difficile alors que les moyens de subsistance sont déjà précaires,
ajoute le communiqué.
Le PAM fait observer que la malnutrition continue de
peser le plus fortement sur les enfants. Avec le Fonds des Nations Unies
pour l'enfance (UNICEF) et l'organisation non gouvernementale
(ONG) Médecins sans frontières, près de 200.000 enfants et leurs
familles ont été traités et nourris dans 700 centres au Niger cette
année.
Le PAM aura besoin de 20,3 millions de dollars pour
financer son opération d'urgence en cours jusqu'au mois de mars prochain,
dont 8,3 millions immédiatement, sans quoi des pénuries sont à
craindre dès le mois de décembre.
Le 5 août dernier, les Nations Unies avaient
réévalué à 81 millions de dollars les fonds né cessaires pour faire face à
la crise alimentaire sévissant au Niger, alors que le précédent
appel pour venir en aide à 3,6 millions de personnes touchées par la
crise s'élevait à 16 millions de dollars .
Mais la réponse tardive des donateurs aux appels des
Nations Unies pour remédier à la crise a aggravé la crise, entrainant une
spectaculaire augmentation des coûts. Fin