ANTANANARIVO, 14 novembre (XINHUANET) -- Le président
du parlement de l'Union des Comores, Said Dhoifir Bounou, a jugé "injuste"
le maintien de Mayotte sous souveraineté française, ajoutant que "la
décolonisation" des Comores reste "inachevée" du fait du statut
de Mayotte dans l'archipel, selon une information en provenance de
Moroni, capitale comorienne.
Said Dhoifir Bounou s'exprimait anisi samedi dernier
devant des hommes politiques et des responsables d'ONG, lors d'une
cérémonie commémorative de l'adhésion des Comores à l'ONU, effective
depuis le 12 novembre 1975.
"Au regard de toutes nos constitutions, de la loi
internationale qui prime sur le droit national ... les Comores
restent un Etat composé de quatre îles", a déclaré le président
de l'Assemblée nationale.
Il a également affirmé que "le dialogue
franco-comorien prôné au sujet de l'intégrité territoriale des Comores et,
donc du retour de l'île de Mayotte dans l'ensemble comorien, ne
produisait pas les résultats escomptés".
Des Comoriens tentent fréquemment d'émigrer
illégalement vers Mayotte, plus développée que l'Union des Comores.
Les Comores, archipel de l'océan Indien, ont accédé
à l'indépendance de la France le 6 juillet 1975, après un
référendum. Cependant, l'île de Mayotte, qui faisait partie de l'archipel
et avait voté en majorité contre l'indépendance contrairement aux
trois autres îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli), est restée
française.
Samedi matin, le parlement de l'Union des Comores a
adopté une résolution engageant le gouvernement à proclamer la journée du
12 novembre "journée nationale maoré (mahoraise)" chômée et payée.
Fin