LOME, 13 novembre (XINHUANET) -- Le président togolais
Faure Gnassingbé se rendra mercredi au SMSI, un sommet qui ambitionne
de résorber la "fracture numérique" entre pays riches et pays
pauvres, a rapporté dimanche soir le site web de la présidence togolaise
( républicoftogo.com).
Cette réunion internationale organisée par l'Union
internationale des télécommunications (UIT, agence de l'Onu) ouvre sa
deuxième phase à Tunis. Une vingtaine de chefs d'Etat africains sont
attendus.
Le président togolais fait partie de cette
génération de leaders qui ont vu l'essor de l'Internet depuis 1995 et qui
ont compris tout ce que pouvait apporter cette nouvelle technologie.
D'ailleurs, Faure Gnassingbé utilise en permanence le Web et le
courrier électronique. Il le faisait avant d'accéder à la
magistrature suprême; il n'a pas changé ses habitudes aujourd'hui.
Au Togo comme ailleurs en Afrique, l'écart entre
pays développés et pays pauvres est énorme en ce qui concerne l'accès
aux technologies de l'information. Qu'il s'agisse du parc
informatique, des raccordements Internet ou du nombre de
surfeurs, Lomé est largement derrière l'Europe, l'Asie et les
Etats-Unis.
Concernant l'accès à Internet, quelques dizaines de
milliers de privilégiés-essentiellement dans la capitale- ont un
raccordement direct par modem ou satellite; les autres fréquentent les
nombreux cybercafés du pays qui ne désemplissent pas de jour comme de
nuit. Une petite dizaine de fournisseurs d'accès privés (FAI) se
partagent le marché togolais. La plupart utilisent la bande passante
de Togo Télécom, l'opérateur public.
Si le nombre d'internautes a explosé depuis 10 ans,
la bande passante de l'opérateur n'a pas vraiment suivi le mouvement. D'où
d'énormes difficultés d'accès aux heures de pointe et une navigation
très lente comparable à celle qui existait dans les pays européens... en
1995.
Au Togo, il n'y a pas d'ADSL, les connexions
s'effectuent encore par un modem classique. Des discussions seraient en
cours entre Togo Télécom et des sociétés étrangères pour installer le
haut débit.
Lors du sommet de Tunis, le président Gnassingbé
espère mobiliser les soutiens et les ressources pour rattraper en partie
le retard dont le Togo est victime. Fin