Niger : Plusieurs projets de lois adoptés par le Conseil des  ministres
  2005-11-13 09:54:43
 

     NIAMEY, 12 novembre (XINHUANET) -- Le Conseil des ministres réuni  vendredi sous la présidence du chef de l'Etat nigérien, Mamadou  Tandja, a adopté plusieurs projets de lois. 

     La réunion a entériné un projet de loi autorisant la  ratification de l'accord de facilitation de garantie et son  amendement relatif au projet de développement du marché financier  de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, 8 Etats) . 

     Ce projet est structuré autour de trois composantes principales et complementaires à savoir, une composante de renforcement  institutionnelle ou d'assistance technique aux acteurs du marché  financier, une ligne de crédit pour le  financement d'infrastructures routières favorisant l'intégration  régionale, et une facilité de garantie et d'assistance pour les  investissements privés dans la sous région. 

     Un accord de facilité de garantie a été signé, rappelle-t-on,  le 24 avril 2004 à Washington entre d'une part, l'AID, l'AFD, et  d'autre part, les Etats de l'UEMOA et la Banque ouest africaine de Développement (BOAD).  

     Cet accord, d'un montant de 67 millions de droits de tirages  spéciaux, a été amendé le 7 juillet 2005. 

     Il entend contribuer de façon significative à la réduction de  la pauvreté et à l'augmentation des flux des investissements  privés étrangers, entre autres. 

     Le Conseil des ministres a également approuvé un projet de  décret déterminant les modalités de désignation des membres du  Haut Conseil des collectivités territoriales autres que ceux qui  sont nommés en raison de leur compétence. 

     Il s'agit notamment des conseillers municipaux, des chefs  traditionnels, des ONG et associations de développement. 

     En outre, le gouvernement adopte un autre projet de décret  accordant aux femmes la gratuité des prestations liées aux  césariennes fournies par les établissements de santé publics. 

     Le gouvernement explique sa décision par le fait que le taux de mortalité maternelle dans le pays est l'un des plus élevés du  monde. Il est estimé à 700 décès pour 100 000 naissances vivantes. 

     Cette situation est dûe essentiellement à la faiblesse de la  couverture prénatale et post-natale et la faible accessibilité à  un service hospitalier capable de fournir une prestation comme la  césarienne. 

     Le Conseil des ministres du 14 octobre 2005, avait décidé de  rendre gratuites les césariennes dans les établissements publics  pour toutes les femmes nigériennes, pour tenir compte de  l'environnement économique du Niger, marqué par une extrême  pauvreté de la population, rappelle-t-on. Fin