NIAMEY, 12 novembre (XINHUANET) -- Le Conseil des
ministres réuni vendredi sous la présidence du chef de l'Etat nigérien,
Mamadou Tandja, a adopté plusieurs projets de lois.
La réunion a entériné un projet de loi autorisant la
ratification de l'accord de facilitation de garantie et son
amendement relatif au projet de développement du marché financier de
l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, 8 Etats) .
Ce projet est structuré autour de trois composantes
principales et complementaires à savoir, une composante de renforcement
institutionnelle ou d'assistance technique aux acteurs du marché
financier, une ligne de crédit pour le financement d'infrastructures
routières favorisant l'intégration régionale, et une facilité de garantie
et d'assistance pour les investissements privés dans la sous région.
Un accord de facilité de garantie a été signé,
rappelle-t-on, le 24 avril 2004 à Washington entre d'une part, l'AID,
l'AFD, et d'autre part, les Etats de l'UEMOA et la Banque ouest africaine
de Développement (BOAD).
Cet accord, d'un montant de 67 millions de droits de
tirages spéciaux, a été amendé le 7 juillet 2005.
Il entend contribuer de façon significative à la
réduction de la pauvreté et à l'augmentation des flux des investissements
privés étrangers, entre autres.
Le Conseil des ministres a également approuvé un
projet de décret déterminant les modalités de désignation des membres du
Haut Conseil des collectivités territoriales autres que ceux qui
sont nommés en raison de leur compétence.
Il s'agit notamment des conseillers municipaux, des
chefs traditionnels, des ONG et associations de développement.
En outre, le gouvernement adopte un autre projet de
décret accordant aux femmes la gratuité des prestations liées aux
césariennes fournies par les établissements de santé publics.
Le gouvernement explique sa décision par le fait que
le taux de mortalité maternelle dans le pays est l'un des plus élevés du
monde. Il est estimé à 700 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Cette situation est dûe essentiellement à la
faiblesse de la couverture prénatale et post-natale et la faible
accessibilité à un service hospitalier capable de fournir une prestation
comme la césarienne.
Le Conseil des ministres du 14 octobre 2005, avait
décidé de rendre gratuites les césariennes dans les établissements publics
pour toutes les femmes nigériennes, pour tenir compte de
l'environnement économique du Niger, marqué par une extrême pauvreté
de la population, rappelle-t-on. Fin