PARIS, 10 novembre (XINHUANET) -- Les violences dans
les banlieues de Paris depuis le 27 octobre ont pour résultats 4200
véhicules incendiés et 1250 interpellations, selon un bilan fait jeudi par
le président du groupe UMP au Conseil régional, Roger Karoutchi,
d'après des chiffres du ministère de l'Intérieur.
Une vingtaine d'établissements scolaires, deux
gymnases et deux maisons de jeunes, ainsi que nombre de magasins et
d'entrepôts ont été endommagés, dans la région de l'Ile de France, selon le
bilan.
Les autorités parisiennes ont interdit jeudi la
vente et le transport de carburant au détail à Paris, par crainte d'une
éventuelle contagion des violences urbaines dans les banlieues.
"Des appels sont lancés depuis quelques jours, sur
des sites Internet et par l'envoi de SMS pour provoquer des rassemblements
dans Paris" et "appeler à des actions violentes, selon les termes de
ces messages", selon un communiqué de la préfecture de Paris.
Trente-deux véhicules particuliers ont été incendiés
dans la nuit de samedi à dimanche, au pic des violences. Depuis, ce
nombre a "oscillé entre dix à vingt véhicules incendiés" par nuit, et
" moins de dix la nuit dernière", selon la préfecture. Fin