PARIS, 4 novembre
(XINHUANET) -- Les forces de l'ordre ont enregistré 519 véhicules brûlés
dans la banlieue de Paris dans la nuit de jeudi à vendredi lors
d'incidents qui ont conduit à l'interpellation de 78 personnes, a dclaré
vendredi la direction générale de la police nationale.
(Photo: Xinhua/AFP)
Selon la même source, la police avait comptabilisé
jeudi un total de 315 voitures incendiées.
La police a précisé que le département le plus
touché a une nouvelle fois été la Seine-Saint-Denis, avec 205 véhicules
brûlés (contre 177 la veille), suivi du Val-d'Oise (96 contre 18) et des
Yvelines (78 contre 27).
Près de 90 communes ont été concernées par des faits
de violence. Mais, de source policière, on relativise ce chiffre en
expliquant que dans certaines communes, il n'y a eu qu'un
incident isolé.
Selon la police, cet "éparpillement" s'explique
notamment par le fait qu'après "les heurts et les interpellations de la
veille, les voyous ont eu tendance à quitter leur territoire pour aller
dans des quartiers ou des communes voisines".
Cette stratégie de "contournement" du dispositif des
forces de l'ordre explique aussi le plus faible nombre d'affrontements
directs entre forces de l'ordre et fauteurs de trouble.
La nuit de jeudi à vendredi a également confirmé "la
volonté de s'en prendre à des symboles de l'autorité, mais aussi à des
intérêts privés".
Ces incidents ont été déclenchés par la mort de deux
jeunes il y a une semaine à Clichy-sous-Bois dans l'est de Paris. Ils ont
été électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés, se
croyant poursuivis par la police. Fin