Obasanjo en Côte d'Ivoire pour consultation sur la nomination d'un  PM ivoirien
  2005-11-05 13:40:59
 

     ABIDJAN, 4 novembre (XINHUANET) -- Le chef de l'Etat nigérian,  Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine (UA), est arrivé vendredi matin à Abidjan pour la consultation en faveur de la nomination d'un nouveau Premier ministre ivoirien, a  constaté un journaliste de l'Agence de presse Xinhua (Chine  nouvelle). 

     Dans la matinée, le président Obasanjo devra rencontrer à tour de rôle la médiation sous-régionale et internationale, l'actuel  Premier ministre Seydou Diarra, le G7 (Groupe des Sept, regroupant quatre partis d'opposition et trois mouvements rebelles), ainsi  que le président Laurent Gbagbo, selon un programme officiel. 

     A la sortie de son entretien avec M. Obasanjo, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Côte d'Ivoire, Pierre  Schori, n'a pas voulu faire de déclaration à la presse. 

     Un déplacement à Bouaké (centre, fief de la rébellion  ivoirienne), inscrit sur le programme, a été annulé, et M.  Obasanjo aura un entretien avec des représentants de la rébellion  ivoirienne à Abidjan, a-t-on appris de source officielle. 

     Dans l'après-midi, M. Obasanjo devra s'entretenir une deuxième fois avec le G7, le président Gbagbo et la médiation avant de  quitter la Côte d'Ivoire dans la soirée, toujours selon le  programme officiel. 

     La prochaine élection présidentielle en Côte d'Ivoire,  initialement prévue pour le 30 octobre 2005, n'a pas pu se tenir  en raison de la persistance de la crise ivoirienne éclatée en  septembre 2002. 

     Le 21 octobre dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu avait  approuvé les propositions de l'UA selon lesquelles M. Gbagbo sera  maintenu à la présidence ivoirienne avec la nomination d'un  nouveau Premier ministre consensuel aux pouvoirs élargis pour  conduire la transition. 

     L'Onu avait également prié M. Obasanjo de consulter les  parties ivoiriennes en vue de la désignation du Premier ministre  avant la  fin du mois passé. Mais ce délai n'a pas pu être respecté du fait  que le Nigeria avait été frappé, il y a dix jours, par le décès de la première dame et l'écrasement d'un avion de ligne. Fin