
PARIS, 2 novembre
(XINHUANET) -- Des violences et des affrontements ont éclaté mardi soir en
Seine-Saint-Denis, comme les soirs précédents, mais dans au moins trois
autres départements de la banlieue parisienne, où de nombreux véhicules ont
été brûlés.
Des violences urbaines et des affrontements ont
éclaté mardi soir dans le secteur de la "cité des 3.000" à
Aulnay-sous-Bois et la cité des Beaudottes à Sevran, et une soixantaine de
véhicules ont été brûlés en Seine-Saint-Denis, a indiqué la police et la
préfecture de Seine-Saint-Denis.
Selon les premiers éléments, à Aulnay-sous-Bois et à
Sevran il y a eu des caillassages contre les forces de l'ordre et quelques
tirs de flashballs côté policiers.
Une caserne de pompiers de la
BSPP (Brigade des sapeurs- pompiers de Paris) a été harcelée par des
caillassages à Aulnay- sous-Bois, a-t-on précisé à la préfecture.

Le calme revenait cependant en Seine-Saint-Denis
vers 1h30 mercredi, où une dizaine d'interpellations ont eu lieu, a
précisé la presse,
Il y a eu peu d'affrontements directs, mais plutôt
des tactiques de "harcèlements sporadiques de petis groupes
mobiles".
La situation était plus calme à Clichy-sous-Bois et
Montfermeil (Seine-Saint-Denis), site des premières échauffourées après la
mort jeudi de deux mineurs.
Un important dispositif policier quadrille depuis
six nuits Clichy-sous-Bois et ses environs, théâtre d'émeutes après la
mort jeudi de deux mineurs électrocutés dans un transformateur EDF où
ils s'étaient réfugiés, croyant être poursuivis par la police.
Une enquête judiciaire doit déterminer les circonstances exactes de
leur décès, qui avait provoqué un embrasement, avec de nombreux
affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.
Une trentaine de fonctionnaires, d'élus et de jeunes
réunis mardi soir au ministère de l'Intérieur autour de Nicolas Sarkozy
sont convenus de mettre en place une "structure de concertation"
pour favoriser la compréhension entre police et habitants. Fin