Violences urbaines dans quatre départements de la banlieue parisienne
  2005-11-02 10:49:38
 

     PARIS, 2 novembre (XINHUANET) -- Des violences et des  affrontements ont éclaté mardi soir en Seine-Saint-Denis, comme  les soirs précédents, mais dans au moins trois autres départements de la banlieue parisienne, où de nombreux véhicules ont été brûlés. 

     Des violences urbaines et des affrontements ont éclaté mardi  soir dans le secteur de la "cité des 3.000" à Aulnay-sous-Bois et  la cité des Beaudottes à Sevran, et une soixantaine de véhicules  ont été brûlés en Seine-Saint-Denis, a indiqué la police et la  préfecture de Seine-Saint-Denis. 

     Selon les premiers éléments, à Aulnay-sous-Bois et à Sevran il  y a eu des caillassages contre les forces de l'ordre et quelques  tirs de flashballs côté policiers.  

     Une caserne de pompiers de la BSPP (Brigade des sapeurs- pompiers de Paris) a été harcelée par des caillassages à Aulnay- sous-Bois, a-t-on précisé à la préfecture. 

 

    Le calme revenait cependant en Seine-Saint-Denis vers 1h30  mercredi, où une dizaine d'interpellations ont eu lieu, a précisé  la presse, 

     Il y a eu peu d'affrontements directs, mais plutôt des  tactiques de "harcèlements sporadiques de petis groupes mobiles". 

     La situation était plus calme à Clichy-sous-Bois et Montfermeil (Seine-Saint-Denis), site des premières échauffourées après la  mort jeudi de deux mineurs. 

     Un important dispositif policier quadrille depuis six nuits  Clichy-sous-Bois et ses environs, théâtre d'émeutes après la mort  jeudi de deux mineurs électrocutés dans un transformateur EDF où  ils s'étaient réfugiés, croyant être poursuivis par la police. Une enquête judiciaire doit déterminer les circonstances exactes de  leur décès, qui avait provoqué un embrasement, avec de nombreux  affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. 

     Une trentaine de fonctionnaires, d'élus et de jeunes réunis  mardi soir au ministère de l'Intérieur autour de Nicolas Sarkozy  sont convenus de mettre en place une "structure de concertation"  pour favoriser la compréhension entre police et habitants. Fin