NICOSIE, 1er novembre (XINHUANET) -- Chypre a protesté
mardi contre la construction d'un corps de garde par l'armée turcque
près de sa capitale Nicosie, l'accusant de violation du status quo de
l'île, a rapporté l'agence de presse chypriote CNA.
Dans une lettre envoyée aux Nations unies, le
représentant permanent de Chypre à l'ONU Andreas Mavroyiannis a indiqué
que la construction d'un nouveau corps de garde dans une zone
militairement sensible près de Nicosie violait le status quo de
l'île, selon CNA.
M. Mavroyiannis a également accusé les forces
turcques pour l'incident de tirs contre le général de brigade Herber
Figoli, commandant de la Force de maintien de la paix de l'ONU à Chypre
( UNFICYP), alors qu'il enquêtait sur la construction litigieuse et
rencontrait le 31 août les forces armées turcques.
L'armée turcque a commencé le 16 août 2005 la
construction du corps de garde à Lourougina, à quelque 20 km au sud de
Nicosie, et hissé plus tard un poteau indicateur et deux mâts à drapeaux au
bord de la route dans une zone tampon surveillée par l'ONU près
de Nicosie, selon M. Mavroyiannis.
Le diplomate chypriote a demandé à la Turquie de
chercher des moyens de coopération et de trouver une solution mutuellement
acceptée et durable au problème chypriote conformément aux
résolutions pertinentes de l'ONU.
Chypre est divisée en un secteur turc au nord et un
grec au sud depuis 1974 après que des troupes turcques eurent pris le
contrôle du nord de l'île suite à un coup d'Etat de Chypriotes grecs
visant à rattacher l'île à la Grèce.
Selon l'accord de cessez-le-feu de 1974, l'armée
turcque ne peut pas changer sa position ou pénétrer dans une zone tampon
contrôlée par l'ONU qui sépare la partie nord turcque et la
partie sud des Chypriotes grecs.
Un porte-parole de l'ONU a indiqué plus tôt que
l'armée turcque avait fait des excuses pour l'incident de tirs et qu'une
partie du corps de garde avait été démantelée. Fin