Chypre proteste contre une construction militaire de la Turquie  près de sa capitale
  2005-11-02 10:43:08
 

     NICOSIE, 1er novembre (XINHUANET) -- Chypre a protesté mardi  contre la construction d'un corps de garde par l'armée turcque  près de sa capitale Nicosie, l'accusant de violation du status quo de l'île, a rapporté l'agence de presse chypriote CNA. 

     Dans une lettre envoyée aux Nations unies, le représentant  permanent de Chypre à l'ONU Andreas Mavroyiannis a indiqué que la  construction d'un nouveau corps de garde dans une zone  militairement sensible près de Nicosie violait le status quo de  l'île, selon CNA. 

     M. Mavroyiannis a également accusé les forces turcques pour  l'incident de tirs contre le général de brigade Herber Figoli,  commandant de la Force de maintien de la paix de l'ONU à Chypre ( UNFICYP), alors qu'il enquêtait sur la construction litigieuse et  rencontrait le 31 août les forces armées turcques.  

     L'armée turcque a commencé le 16 août 2005 la construction du  corps de garde à Lourougina, à quelque 20 km au sud de Nicosie, et hissé plus tard un poteau indicateur et deux mâts à drapeaux au  bord de la route dans une zone tampon surveillée par l'ONU près de Nicosie, selon M. Mavroyiannis. 

     Le diplomate chypriote a demandé à la Turquie de chercher des  moyens de coopération et de trouver une solution mutuellement  acceptée et durable au problème chypriote conformément aux  résolutions pertinentes de l'ONU.  

     Chypre est divisée en un secteur turc au nord et un grec au sud depuis 1974 après que des troupes turcques eurent pris le contrôle du nord de l'île suite à un coup d'Etat de Chypriotes grecs visant à rattacher l'île à la Grèce. 

     Selon l'accord de cessez-le-feu de 1974, l'armée turcque ne  peut pas changer sa position ou pénétrer dans une zone tampon  contrôlée par l'ONU qui sépare la partie nord turcque et la partie sud des Chypriotes grecs. 

     Un porte-parole de l'ONU a indiqué plus tôt que l'armée turcque avait fait des excuses pour l'incident de tirs et qu'une partie du corps de garde avait été démantelée. Fin