Laurent Gbagbo déclare qu'il demeure à
la présidence ivoirienne (1er LEAD)
ABIDJAN, 30 octobre (XINHUANET) -- Le président
ivoirien Laurent Gbagbo a déclaré dimanche soir qu'il exercera les
fonctions présidentielles après le 30 octobre 2005, en se référant à
l'article 48 de la Constitution ivoirienne.
Dans un message à la nation, Laurent Gbagbo a
annoncé qu'il faisait usage de l'article 48 de la Constition ivoirienne
pour " demeurer à la tête de l'Etat" ivoirien jusqu'à la tenue de la
prochaine élection présidentielle.
L'article 48 de la Constitution ivoirienne permet au
président de la République de prendre des "mesures exceptionnelles" en cas
d'événements ou de circonstances graves, rendant impossible le
déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats
électoraux.
M. Gbagbo a fait savoir qu'il avait saisi vendredi
le Conseil constitutionnel, qui aurait répondu le lendemain qu'il
"constate qu'il y a atteinte à l'intégrité du territoire, et que
l'élection à la présidence de la République n'ai pu se tenir".
Le Conseil constitutionnel "me charge, en ma qualité
de président de la République en fonction, d'assurer la continuité à
la tête de l'Etat en demeurant dans lesdites fonctions", a dit M.
Gbagbo. Fin
Laurent Gbagbo déclare qu'il demeure à
la présidence ivoirienne (PAPIER GENERAL)
ABIDJAN, 30 octobre (XINHUANET) -- Le président
ivoirien Laurent Gbagbo a déclaré dimanche soir qu'il exercera les
fonctions présidentielles après le 30 octobre 2005, en se référant à
l'article 48 de la Constitution ivoirienne.
Dans un message à la nation, Laurent Gbagbo a
annoncé qu'il faisait usage de l'article 48 de la Constitution ivoirienne
pour " demeurer à la tête de l'Etat" ivoirien et assurer la continuité
de l'administration étatique jusqu'à la tenue de la prochaine
élection présidentielle.
L'article 48 de la Constitution ivoirienne permet au
président de la République de prendre des "mesures exceptionnelles" en cas
d'événements ou de circonstances graves, rendant impossible le
déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats
électoraux.
M. Gbagbo a fait savoir qu'il avait saisi vendredi
le Conseil constitutionnel, qui aurait répondu le lendemain pour
"constater qu'il y a atteinte à l'intégrité du territoire, et que
l'élection à la présidence de la République n'ai pu se tenir".
Le Conseil constitutionnel "me charge, en ma qualité
de président de la République en fonction, d'assurer la continuité à
la tête de l'Etat en demeurant dans lesdites fonctions", a dit M.
Gbagbo.
"La mission qui vient de m'être confiée est
constitutionnellement normale en ce qu'elle préserve notre pays des
incertitudes", a-t-il souligné.
Il a également souhaité que "les élections aient
lieu bien avant ces douze mois" et qu'il confierait la mission de préparer
l'élection envisagée au nouveau Premier ministre qui doit être nommé
d'ici quelques jours conformément à la résolution 1633 du Conseil de
sécurité de l'Onu.
M. Gbagbo a assuré que les autorités ivoiriennes
continueront d'appliquer "avec détermination et engagement" les
"décisions" de l'Union africaine (UA) et de l'Onu, décisions qui, selon
lui, se conforment à la Constitution ivoirienne.
Laurent Gbagbo avait été élu en 2000. Son mandat
arrive à expiration le 30 octobre 2005. Les parties ivoiriennes ont
reconnu que la prochaine élection présidentielle qui aurait dû avoir lieu
à ce jour, ne pouvait pas se tenir en raison de la persistance de la
crise politico-militaire, qui divise la Côte d'Ivoire en deux avec le nord
contrôlé par une rébellion ivoirienne.
Le 21 octobre, le Conseil de sécurité a adopté la
résolution 1633 pour reconnaître la fin du mandat du président Gbagbo au
30 octobre 2005. Cette résolution approuve par ailleurs les
prépositions de l'UA de maintenir M. Gbagbo à la présidence
ivoirienne et de nommer un nouveau Premier ministre consensuel
aux pouvoirs élargis pour poursuivre les accords de paix
inter- ivoiriens.
Dimanche, les partisans de l'opposition, en majorité
des jeunes, ont organisé un rassemblement dans un stade d'Abidjan
pour réclamer le départ de Laurent Ggbago du pouvoir.
A l'issue de ce meeting, des centaines de
manifestants ont tenté de marcher vers le palais présidentiel avant d'être
dispersés par des tirs en sommation des forces de l'ordre, déployés
aux points stratégiques d'Abidjan pour prévenir tout débordement.
Selon la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire, des
manifestations similitaire se sont déroulées dans le calme en zone sous
contrôle des rebelles (nord). Fin