Laurent Gbagbo déclare qu'il demeure à la présidence ivoirienne
  2005-10-31 10:43:51
 

 Laurent Gbagbo déclare qu'il demeure à la présidence ivoirienne (1er  LEAD)   

     ABIDJAN, 30 octobre (XINHUANET) -- Le président ivoirien Laurent  Gbagbo a déclaré dimanche soir qu'il exercera les fonctions  présidentielles après le 30 octobre 2005, en se référant à  l'article 48 de la Constitution ivoirienne.  

     Dans un message à la nation, Laurent Gbagbo a annoncé qu'il  faisait usage de l'article 48 de la Constition ivoirienne pour " demeurer à la tête de l'Etat" ivoirien jusqu'à la tenue de la  prochaine élection présidentielle. 

     L'article 48 de la Constitution ivoirienne permet au président de la République de prendre des "mesures exceptionnelles" en cas  d'événements ou de circonstances graves, rendant impossible le  déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats  électoraux. 

     M. Gbagbo a fait savoir qu'il avait saisi vendredi le Conseil  constitutionnel, qui aurait répondu le lendemain qu'il "constate  qu'il y a atteinte à l'intégrité du territoire, et que l'élection  à la présidence de la République n'ai pu se tenir". 

     Le Conseil constitutionnel "me charge, en ma qualité de  président de la République en fonction, d'assurer la continuité à  la tête de l'Etat en demeurant dans lesdites fonctions", a dit M.  Gbagbo. Fin 

 Laurent Gbagbo déclare qu'il demeure à la présidence ivoirienne  (PAPIER GENERAL)  

     ABIDJAN, 30 octobre (XINHUANET) -- Le président ivoirien Laurent  Gbagbo a déclaré dimanche soir qu'il exercera les fonctions  présidentielles après le 30 octobre 2005, en se référant à  l'article 48 de la Constitution ivoirienne.  

     Dans un message à la nation, Laurent Gbagbo a annoncé qu'il  faisait usage de l'article 48 de la Constitution ivoirienne pour " demeurer à la tête de l'Etat" ivoirien et assurer la continuité de l'administration étatique jusqu'à la tenue de la prochaine  élection présidentielle. 

     L'article 48 de la Constitution ivoirienne permet au président de la République de prendre des "mesures exceptionnelles" en cas  d'événements ou de circonstances graves, rendant impossible le  déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats  électoraux. 

     M. Gbagbo a fait savoir qu'il avait saisi vendredi le Conseil  constitutionnel, qui aurait répondu le lendemain pour "constater  qu'il y a atteinte à l'intégrité du territoire, et que l'élection  à la présidence de la République n'ai pu se tenir". 

     Le Conseil constitutionnel "me charge, en ma qualité de  président de la République en fonction, d'assurer la continuité à  la tête de l'Etat en demeurant dans lesdites fonctions", a dit M.  Gbagbo.  

     "La mission qui vient de m'être confiée est  constitutionnellement normale en ce qu'elle préserve notre pays  des incertitudes", a-t-il souligné. 

     Il a également souhaité que "les élections aient lieu bien  avant ces douze mois" et qu'il confierait la mission de préparer  l'élection envisagée au nouveau Premier ministre qui doit être  nommé d'ici quelques jours conformément à la résolution 1633 du  Conseil de sécurité de l'Onu. 

     M. Gbagbo a assuré que les autorités ivoiriennes continueront  d'appliquer "avec détermination et engagement" les "décisions" de  l'Union africaine (UA) et de l'Onu, décisions qui, selon lui, se  conforment à la Constitution ivoirienne. 

     Laurent Gbagbo avait été élu en 2000. Son mandat arrive à  expiration le 30 octobre 2005. Les parties ivoiriennes ont reconnu que la prochaine élection présidentielle qui aurait dû avoir lieu  à ce jour, ne pouvait pas se tenir en raison de la persistance de  la crise politico-militaire, qui divise la Côte d'Ivoire en deux  avec le nord contrôlé par une rébellion ivoirienne. 

     Le 21 octobre, le Conseil de sécurité a adopté la résolution  1633 pour reconnaître la fin du mandat du président Gbagbo au 30  octobre 2005. Cette résolution approuve par ailleurs les  prépositions de l'UA de maintenir M. Gbagbo à la présidence  ivoirienne et de nommer un nouveau Premier ministre consensuel aux pouvoirs élargis pour poursuivre les accords de paix inter- ivoiriens.  

     Dimanche, les partisans de l'opposition, en majorité des  jeunes, ont organisé un rassemblement dans un stade d'Abidjan pour réclamer le départ de Laurent Ggbago du pouvoir.  

     A l'issue de ce meeting, des centaines de manifestants ont  tenté de marcher vers le palais présidentiel avant d'être  dispersés par des tirs en sommation des forces de l'ordre,  déployés aux points stratégiques d'Abidjan pour prévenir tout  débordement.  

     Selon la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire, des manifestations similitaire se sont déroulées dans le calme en zone sous contrôle  des rebelles (nord). Fin