Calme à Abidjan malgré des tirs pour disperser des manifestants de l'opposition
  2005-10-31 10:32:05
 

     ABIDJAN, 30 octobre (XINHUANET) -- Un calme a régné à Abidjan  dimanche pendant la journée, malgré que les forces de l'ordre  ivoiriennes ont tiré en l'air pour disperser des centaines de  manifestants de l'opposition, qui tentaient de marcher vers le  palais présidentiel. 

     "A 17H30 ( heures locales et GMT), la situation est revenue au calme sur Abidjan", a déclaré le colonel Jean François Lafont,  chef de l'opération militaire de l'Opération des Nations unies en  Côte d'Ivoire, sur la radio onusienne. 

     "A l'issue d'un rassemblement dans un stade de Treichville,  les manifestants sont sortis et se sont dûs d'interrompre à la  hauteur du pont (lagunaire) de Gaulle par les forces de police,  qui, logiquement, leur ont empêché de monter sur la présidence", a précisé le colonel Lafont. 

     "La foule a été dispersée. Il y a quelques petits accrochages, mais rien de grave sur le pont. la foule s'est dispersée calmement par bus. D'après les renseignements que j'ais, la situation est  totalement calme sur Abidjan", a poursuivi le colonel Lafont. 

     En début de l'arpès-midi, les forces de l'ordre ivoiriennes  ont tiré en sommation dans le quartier de Treichville (sud  d'Abidjan), après que des manifestants de l'opposition eurent  incendié des pneus et tenté de marcher vers le palais présidentiel, a constaté un journaliste de l'agence Xinhua (Chine nouvelle). 

     Ces manifestants sont sortis d'un meeting organisé par la  branche jeunesse de la coalition des quatre partis d'opposition  pour réclamer le départ du président Gbagbo, dont le mandat arrive à expiration à ce jour. 

     Sous les tirs de sommation, les manifestants ont couru, et se  sont dispersés dans une confusion. Pour l'instant, aucune  information officielle pour confirmer de victimes.  

     Les autorités ivoiriennes n'ont pas encore éclaici la  situation. Selon la télévision nationale, le président Gbagbo  devrait prononcer un message à la nation dans la soirée. 

     Mercredi, M. Gbagbo avait signalé que l'interdiction de toute  manifestation de rue à Abidjan sera maintenue et plongée, et  ordonné les forces de l'ordre de surveiller l'ordre social du pays. 

     Les forces gouvernementales ivoiriennes, composées des  militaires, de gendarmes, et de policiers, ont déjé mis en place  des dispositifs sécuritaires dans des points stratégiques  d'Abidjan, notamment autour des deux ponts lagunaires qui relient  les quartiers de Treichville et du Plateau, centre  d'administration où se trouve le palais présidentiel, a constaté  des journalistes de l'agence Xinhua. 

     Ces derniers jours, la tension est montée entre le parti au  pouvoir et l'opposition ivoirienne, qui se sont mutuellement  accusés de "provoquer des violences et de désordres". 

     Selon l'Onuci, des manifestations "pacifiques" se sont  organisées notamment dans la zone nord sous contrôle de la  rébellion armée. 

     Le président Gbagbo avait été élu en 2000. Son mandat expire à la fin du mois courant, conformément à la Constitution ivoirienne. Toutes les parties ivoiriennes avaient reconnu que la prochaine  élection présidentielle, prévue à ce jour, ne peut pas se tenir en raison de la persistance de la crise politico-militaire, dont la  Côte d'Ivoire souffre depuis septembre 2002. 

     L'Union africaine et l'Onu ont reconnu la fin du mandat  présidentiel de Laurent Gbagbo, en approuvant son maintien au  pouvoir pour une période maximale de 12 mois et la désignation  d'un nouveau Premier ministre consensuel aux pouvoirs élargis pour poursuivre l'application des accords de paix et la préparation de  l'élection envisagée. Fin