Côte d'Ivoire : Le parti au pouvoir et l'opposition vivement  opposés sur la nomination du nouveau PM (PAPIER d'ANGLE)
  2005-10-29 15:53:14
 

     ABIDJAN, 28 octobre (XINHUANET) -- Le parti au pouvoir et  l'opposition de la Côte d'Ivoire se sont vivement opposés quant à  la nomination d'un Premier ministre ivoirien pour conduire le  gouvernement de transition sur fonds des différentes  interprétations de la dernière résolution de l'Onu. 

     Le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) a déclaré jeudi  que le président Laurent Gbagbo, en tant que chef d'un Etat  souvevrain et indépendant, est doté des pouvoirs constitutionnels, y compris celui de nommer le chef du gouvernement, rappelant que  la dernière résolution de l'Onu "n'a ni modifié, ni suspendu, ni  aboli la Constitution ivoirienne". 

     Deux jours plus tôt, le Groupe des Sept (G7) regroupant quatre partis d'opposition et trois mouvements rebelles) ont réclamé la  nomination d'un Premier ministre par le Groupe international du  travail, qui devrait être créé dans le cadre de la résolution 1633 de l'Onu. 

     A propos du choix du nouveau Premier ministre, le G7 a  revendiqué la désignation de ce poste en son sein, alors que le  FPI évoque "une personnalité d'ouverture et de dialogue,  respectueux des institutions et de la légalité, engagée en faveur  de la réunification du pays et de la réconciliation nationale, et  disposant des capacités et de l'autorité nécessaires pour conduire efficacement sa mission". 

     En ce qui concerne les pouvoirs que possédera le nouveau  Premier ministre, le FPI a insisté sur les dispositions  constitutionnelles, en précisant que "le président de la  République peut, par décret, déléguer certains de ses pouvoirs au  Premier ministre et aux membres du gouvernement". 

     Pour sa part, le G7 a indiqué que le Premier ministre devrait  avoir "à titre exclusif" de pleins pouvoirs, y compris ceux qui  sont dévolus par la Constitution au président, pour mener à bien  la mission d'appliquer les accords de paix. 

     Le 21 octobre, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté la  résolution 1633, en approuvant les prépositions de l'UA sur la  transition post-octobre en Côte d'Ivoire, selon lesquelles Laurent Gbagbo sera maintenu à la présidence, et un nouveau Premier  ministre "acceptable" et "plein de pouvoirs" sera nommé pour  conduire le nouveau gouvernement. 

     Ces derniers jours, des spéculations sur la nomination du  nouveau Premier ministre circulent à Abidjan. La presse ivoirienne a parlé d'une dizaine de personnes qui pourraient être candidats à ce poste.  

     Conformément à la résolution de l'Onu, le nouveau Premier  ministre doit être nommé avant la fin du mois courant. 

     Les présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria et Thabo Mbeki de  l'Afrique du Sud devraient arriver ce week-end en Côte d'Ivoire  pour présider une concertation inter-ivoirienne consacrée à la  nomination, selon des sources informelles.  

     Mais cette information n'a pas été officiellement confirmée,  d'autant plus que le Nigeria avait été frappé le week-end dernier  par un duel de tradégies, le décès de la première dame et  l'écrasement d'un avion de ligne. Fin