ABIDJAN, 26 octobre (XINHUANET) -- La coalition
ivoirienne de l'opposition et la rébellion ont revendiqué mercredi le
poste du nouveau Premier ministre, qui devrait être nommé d'ici la fin du
mois, conformément à la dernière résolution du Conseil de sécurité de
l'Onu.
"Le G7 (Groupe des Sept, regroupant quatre partis
d'opposition et trois mouvements rebelles) revendiquent le pouvoir de
désigner en son sein le nouveau Premier ministre", a indiqué Alphonse
Djédjé Mady, président du directoire de ce regroupement, dans une
déclaration.
"Le G7 demande que la nomination du nouveau Premier
ministre se fasse par une décision du Groupe de travail international
(GTI), sous l'égide de l'Onu après consultation des parties signataires
de l'accord de Linas-Marcoussis (France, janvier 2003)", a poursuivi
M.Djédjé Mady.
Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu a
approuvé les prépositions de l'Union africaine (UA) sur la transition
post- octobre en Côte d'Ivoire, selon lesquelles Laurent Gbagbo sera
maintenu à la présidence, et un nouveau Premier ministre
" acceptable" et "plein de pouvoirs" sera nommé pour conduire le
nouveau gouvernement.
Le Conseil de sécurité a également entériné la
création d'un GTI pour surveiller la mise en oeuvre des accords de paix en
Côte d'Ivoire.
Concernant le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir,
la coalition ivoirienne de l'opposition et la rébellion a réaffirmé
leur refus. "Le directoire du G7 continue de récuser M. Laurent
Gbagbo comme chef de l'Etat pendant la transition", a souligné M.
Djédjé Mady.
Le G7 accuse M. Gbagbo, candidat à la prochaine
élection présidentielle, d'être "le principal auteur du blocage du
processus de paix" et "responsable de nombreuses violations de
droits de l'Homme".
Notant que "le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo
prend fin le 26 octobre (date où il a prêté serment en 2000)", le G7 a
laissé entendre que "M. Gbagbo ne peut plus se référer à la
constitution".
De plus, "le directoire du G7 demande aux ministres
issus de ses rangs de ne participer à aucun conseil des ministres à
compter du 26 octobre 2005".
Le G7 a aussi proposé que "l'Assemblée nationale
(Parlement ivoirien), si elle est maintenue, ou toute autre institution
législative de la transition, n'aura pas le pouvoir de légiférer et
n'aura qu'une fonction consultative".
Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire est plongée
dans une grave crise politico-militaire, le pays étant coupé en deux avec
le nord contrôlé par une rébellion armée. L'application des accords
de paix a connu plusieurs blocages, compromettant ainsi le désarmement et
la préparation des élections, prévues pour le 30 octobre 2005. Fin