Côte d'Ivoire : L'opposition et la rébellion revendiquent le poste du nouveau PM
  2005-10-27 11:26:23
 

     ABIDJAN, 26 octobre (XINHUANET) -- La coalition ivoirienne de  l'opposition et la rébellion ont revendiqué mercredi le poste du  nouveau Premier ministre, qui devrait être nommé d'ici la fin du  mois, conformément à la dernière résolution du Conseil de sécurité de l'Onu. 

     "Le G7 (Groupe des Sept, regroupant quatre partis d'opposition et trois mouvements rebelles) revendiquent le pouvoir de désigner  en son sein le nouveau Premier ministre", a indiqué Alphonse  Djédjé Mady, président du directoire de ce regroupement, dans une  déclaration. 

     "Le G7 demande que la nomination du nouveau Premier ministre  se fasse par une décision du Groupe de travail international (GTI), sous l'égide de l'Onu après consultation des parties signataires  de l'accord de Linas-Marcoussis (France, janvier 2003)", a  poursuivi M.Djédjé Mady. 

     Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé  les prépositions de l'Union africaine (UA) sur la transition post- octobre en Côte d'Ivoire, selon lesquelles Laurent Gbagbo sera  maintenu à la présidence, et un nouveau Premier ministre " acceptable" et "plein de pouvoirs" sera nommé pour conduire le  nouveau gouvernement. 

     Le Conseil de sécurité a également entériné la création d'un  GTI pour surveiller la mise en oeuvre des accords de paix en Côte  d'Ivoire. 

     Concernant le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir, la  coalition ivoirienne de l'opposition et la rébellion a réaffirmé  leur refus. "Le directoire du G7 continue de récuser M. Laurent  Gbagbo comme chef de l'Etat pendant la transition", a souligné M.  Djédjé Mady. 

     Le G7 accuse M. Gbagbo, candidat à la prochaine élection  présidentielle, d'être "le principal auteur du blocage du  processus de paix" et "responsable de nombreuses violations de  droits de l'Homme". 

     Notant que "le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo prend fin le 26 octobre (date où il a prêté serment en 2000)", le G7 a  laissé entendre que "M. Gbagbo ne peut plus se référer à la  constitution". 

     De plus, "le directoire du G7 demande aux ministres issus de  ses rangs de ne participer à aucun conseil des ministres à compter du 26 octobre 2005". 

     Le G7 a aussi proposé que "l'Assemblée nationale (Parlement  ivoirien), si elle est maintenue, ou toute autre institution  législative de la transition, n'aura pas le pouvoir de légiférer  et n'aura qu'une fonction consultative".  

     Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire est plongée dans une  grave crise politico-militaire, le pays étant coupé en deux avec  le nord contrôlé par une rébellion armée. L'application des  accords de paix a connu plusieurs blocages, compromettant ainsi le désarmement et la préparation des élections, prévues pour le 30  octobre 2005. Fin