ABIDJAN, 25 octobre (XINHUANET) -- La coalition
ivoirienne de l'opposition et de la rébellion a demandé mardi à ses
ministres d'arrêter leurs activités au gouvernement de réconciliation
nationale pour attendre la formation d'un nouveau cabinet de
transition.
"A compter de demain, 26 octobre 2005, le mandat
constitutionnel du président Laurent Gbagbo étant terminé, nous
demandons aux ministres issus du G7 (coalition regroupant quatre
partis d'opposition et trois mouvements rebelles) de ne plus
assister à aucun conseil des ministres", a déclaré Alphonse
Djédjé Mady, président du directoire du G7.
Laurent Gbagbo avait prêté serment en tant président
de la République de Côte d'Ivoire, le 26 octobre 2000.
"Pour la continuité de l'activité de l'Etat, nous
les enjoignons à liquider les affaires courantes jusqu'à la mise en
place du prochain gouvernement", a poursuivi M. Djédjé Mady, lors
d'un rassemblement de l'opposition à Abidjan.
Le G7 detient 26 sur 41 portefeuilles au sein du
gouvernement de réconciliation nationale, formé en mars 2003 dans
l'application de l'accord de paix de Linas-Marcoussis, signé en
France.
Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu a
approuvé les propositions de l'Union africaine (UA) sur la transition
post- octobre en Côte d'Ivoire, selon lesquelles Laurent Gbagbo sera
maintenu à la présidence, et un nouveau Premier ministre
" acceptable" et "plein de pouvoirs" sera nommé pour conduire le
nouveau gouvernement.
La coalition de l'opposition et de la rébellion
ivoirienne a également réclamé le poste du nouveau Premier ministre.
"Nous demandons que le Premier ministre à venir du
30 octobre 2005 au 30 octobre 2006 soit issu des rangs de l'opposition", a
ajouté M. Djédjé Mady.
Selon la résolution 1633, le nouveau Premier
ministre devrait être nommé d'ici le 30 octobre.
Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire traverse une
grave crise politico-militaire, le pays étant divisé en deux avec le
nord contrôlé par une rébellion ivoirienne. Fin