Côte d'Ivoire : L'opposition demande un retrait de ses ministres du gouvernement
  2005-10-26 11:17:27
 

     ABIDJAN, 25 octobre (XINHUANET) -- La coalition ivoirienne de  l'opposition et de la rébellion a demandé mardi à ses ministres  d'arrêter leurs activités au gouvernement de réconciliation  nationale pour attendre la formation d'un nouveau cabinet de  transition. 

     "A compter de demain, 26 octobre 2005, le mandat  constitutionnel du président Laurent Gbagbo étant terminé, nous  demandons aux ministres issus du G7 (coalition regroupant quatre  partis d'opposition et trois mouvements rebelles) de ne plus  assister à aucun conseil des ministres", a déclaré Alphonse Djédjé Mady, président du directoire du G7. 

     Laurent Gbagbo avait prêté serment en tant président de la  République de Côte d'Ivoire, le 26 octobre 2000. 

     "Pour la continuité de l'activité de l'Etat, nous les  enjoignons à liquider les affaires courantes jusqu'à la mise en  place du prochain gouvernement", a poursuivi M. Djédjé Mady, lors  d'un rassemblement de l'opposition à Abidjan. 

     Le G7 detient 26 sur 41 portefeuilles au sein du gouvernement  de réconciliation nationale, formé en mars 2003 dans l'application de l'accord de paix de Linas-Marcoussis, signé en France. 

     Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé  les propositions de l'Union africaine (UA) sur la transition post- octobre en Côte d'Ivoire, selon lesquelles Laurent Gbagbo sera  maintenu à la présidence, et un nouveau Premier ministre " acceptable" et "plein de pouvoirs" sera nommé pour conduire le  nouveau gouvernement. 

     La coalition de l'opposition et de la rébellion ivoirienne a  également réclamé le poste du nouveau Premier ministre.  

     "Nous demandons que le Premier ministre à venir du 30 octobre  2005 au 30 octobre 2006 soit issu des rangs de l'opposition", a  ajouté M. Djédjé Mady.  

     Selon la résolution 1633, le nouveau Premier ministre devrait  être nommé d'ici le 30 octobre.  

     Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire traverse une grave  crise politico-militaire, le pays étant divisé en deux avec le  nord contrôlé par une rébellion ivoirienne. Fin