PARIS, 18 octobre (XINHUANET) -- Le Premier ministre
français Dominique de Villepin a annoncé mardi, à l'Assemblée nationale,
qu'il réunirait la semaine prochaine l'ensemble des groupes
parlementaires pour faire le point sur la grippe aviaire, soulignant
que la France n'était "pas à l'abri".
Lors de la séance des questions d'actualité au
gouvernement, M. de Villepin a indiqué que l'épizootie, qui "continue de
s'étendre " avec de "nouveaux cas signalés" en Europe, est
" vraisemblablement véhiculée par des oiseaux migrateurs, la France
n'est donc pas à l'abri".
Selon lui, tous les Français seront tenus au courant
en temps réel de l'évolution de la situation et des différentes mesures
prises par le gouvernement. "Je réunirai les représentants des
groupes parlementaires la semaine prochaine afin de leur
présenter les mesures et d'écouter leurs éventuelles propositions", a
annoncé le chef de gouvernement français.
Face à ce risque, le gouvernement français a
mobilisé "tous les moyens nécessaires" pour la protection des Français,
a-t-il ajouté, tout en réaffirmant qu'il n'y avait "aucun cas de
transmission d'homme à homme" constaté.
Pour prévenir la maladie, l'Europe est mobilisée.
les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont appelé
mardi à Luxembourg à une coordination internationale pour faire face à
"la menace mondiale" que représente la grippe aviaire, au lendemain
de l'apparition, en Grèce, du premier cas suspect dans l'Union
européenne.
Dans une déclaration écrite, les ministres européens
ont " reconnu que la grippe aviaire et pandémique constituaient une
menace mondiale et appelé à une réaction internationale
coordonnée ".
Le commissaire européen à la Santé, Markos
Kyprianou, avait auparavant déjà insisté sur "la nécessité d'une
coopération internationale" pour lutter contre la grippe aviaire, dont la
variante asiatique, véhiculée par le dangereux virus H5N1, est
apparue en Turquie et Roumanie la semaine dernière. Fin