CHONGQING, 10 octobre
(XINHUANET) -- Réduire l'écart entre les riches et les pauvres est au centre
des discussions de la 5ème session plénière du 16ème comité central du
parti communiste chinois (PCC) qui a débuté samedi.
Les différences de revenus entre les citoyens
chinois se sont fortement accentuées depuis 2003, atteignant l'"alerte
jaune". Gan Yuping, membre de la Conférence consultative politique du
Peuple chinois (CCPPC) considère que la Chine doit donner la priorité à
la réforme des taxes et à la sécurité sociale, et apporter plus
de soutien aux régions rurales.
Les statistiques montrent que cette année au mois de
juillet, il y avait toujours plus de 26,1 millions de Chinois vivant dans
la pauvreté en zone rurale, malgré la levée des taxes agricoles
en 2005 dans 27 provinces et municipalités chinoises qui a résulté
en 20 milliards de yuans (environ 2,5 millions de dollars amércains)
de subventions directes aux paysans et à l'agriculture.
20% des familles urbaines possèdent 66,4 % du total
des actifs financiers des résidents urbains. Lors d'une audition sur
l'impôt sur le revenu personnel tenue le mois dernier par le comité
permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN), il a été proposé
que le seuil de la perception de cet impôt passe de 800 yuans (100
dollars) à 1 500 yuans (187,5 dollars).
Le gouvernement chinois est en train de considérer
la mise en place d'une taxe sur la surconsommation et l'héritage comme
moyen de reduction des écrats entre les riches et le pauvres.
Un rapport conjointement publié par les Nations
unies et la Banque mondiale montre que la Chine est devenue un "paradigme"
de l'élimination de la pauvreté. Depuis que la Chine a adopté sa
politique de réforme et d'ouverture sur le monde, le produit
national brut (PNB) par personne a été multiplié par cinq.
La Chine a par ailleurs vu son nombre de citoyens
vivant sous le seuil de la pauvreté réduire de 1,5 millions entre 2001 et
2004. Fin