Burkina: ouverture de la 25ème session du conseil des ministres de l'ADRAO
  2005-09-24 09:40:08
 

     OUAGADOUGOU, 23 septembre (XINHUANET) -- Une quinzaine de  ministres africains chargés de l'Agriculture ont entamé vendredi à Ouagadougou les travaux de la 25ème session ordinaire du conseil  d'administration du Centre du riz pour l'Afrique (ADRAO). 

     Outre l'examen du rapport du directeur général de l'ADRAO, les ministres vont adopter le rapport final de la 24ème session tenue  en 2004 à Cotonou avant d'examiner le rapport issu de la réunion  des experts nationaux tenue jeudi dernier à Ouagadougou. 

     Le rapport présenté par le directeur général de l'ADRAO, le Dr Kanayo F. Nwanze, est lié notamment à l'impact de la crise  politico-militaire en Côte d'Ivoire qui a obligé le centre à  délocaliser son siège d'Abidjan à Cotonou (Bénin) en 2004 ainsi  qu'aux réformes proposées par le Groupe consultatif pour la  recherche agricole internationale (GCRAI), principal soutien de  l'institution. Le Dr Nwanze demande également aux ministres de se  pencher sur les arriérés de contribution des Etats membres évalués à quelque 5,8 millions de dollars US.  

     Spécialisé dans la recherche et le développement du riz en  Afrique subsaharienne, l'ADRAO qui regroupe dix-sept pays  d'Afrique a déjà mis en place plusieurs variétés de riz dont le  dernier en date est le Nouveau riz pour l'Afrique (NERICA)  apprécié pour sa grande productivité (4 à 5 tonnes). Le NERICA est un riz de plateau à cycle court de 90 à 110 jours, indique-t-on. 

     Dans son discours à l'adresse des membres du Conseil  d'administration de l'ADRAO, le ministre burkinabé de  l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, le Dr Salif Diallo a exhorté chercheurs et acteurs de la filière riz  à conjuguer leurs efforts pour trouver des solutions à la contre- performance du riz produit en Afrique et à réduire la dépendance  de l'importation du riz extra africain. 

     M. Diallo a déploré que l'Afrique de l'Ouest qui produit  chaque année, six millions de tonnes de riz paddy sur quatre  millions d'hectares ne soit pas encore parvenu à résoudre le  problème du déficit alimentaire en riz dans la région. Il appelle  alors les chercheurs à se tourner vers la biotechnologie pour  assurer une plus grande productivité du secteur agricole. 

     Selon les statistiques de l'Organisation des Nations unies  pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), les importations de  produits alimentaires en Afrique ont atteint 19 milliards de  dollars US en 2000 auxquelles s'ajoutent 3 milliards de dollars  d'aide alimentaire.  

     Ancienne Association pour le développement de la riziculture  en Afrique de l'Ouest (ADRAO), dont il a gardé le nom, le Centre  du riz pour l'Afrique regroupe dix-sept pays africains et abrite  l'Initiative africaine pour le riz (ARI), le Réseau Ouest et  Centre africain du riz ainsi que le Consortium bas-fond, rappelle- t-on. Fin